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Tout sourire, le jeune homme aux cheveux ébouriffés et au T-shirt blanc pose entre deux kalachnikovs, adossé à un mur ensoleillé. Ainsi est apparu au monde Seifeddine Rezgui, 24 ans, sur une photo diffusée par l’Etat islamique (EI) en appoint de la revendication du carnage d’El-Kantaoui, près de Sousse, sur le littoral de l’Est tunisien, qui a fait 38 morts vendredi 26 juin chez les clients étrangers d’un hôtel et autant de blessés.


Plus de trois mois après l’attaque contre le Musée du Bardo (22 morts dont 21 étrangers), c’est un peu le même profil de jeunes djihadistes tunisiens qui émerge, garçons au parcours en apparence « normal », chez lesquels famille et voisins ne détectent a priori aucun indice d’engrenage extrémiste. Sous le choc, la Tunisie n’en finit pas de s’interroger sur cette frange de sa jeunesse qui a déclaré la guerre à la « transition démocratique exemplaire » louée à l’étranger.

Seifeddine Rezgui est né en 1990 dans une famille pauvre de la localité de Gaafour, située dans le gouvernorat de Siliana, emblématique de cette Tunisie de l’intérieur où couve une grogne sociale récurrente contre le mal-développement. Plutôt bon élève, le jeune bachelier s’installe à la rentrée 2011 à Kairouan, où il s’inscrit à l’Institut supérieur des sciences appliquées et de technologie. Il y poursuivra des études jusqu’au master dans la filière « pilotage et réseaux industriels ».

Durant ses deux premières années à Kairouan, l’étudiant mène une vie typique de sa génération, selon les éléments rapportés par la presse tunisienne. Il est un passionné de football – ardent supporteur du Real de Madrid et du Club africain de Tunis – et de breakdance. Il met en ligne ses performances de danseur sur sa page Facebook, où il partage également chansons (il aime Enrique Iglesias) et sketchs de télévision.


Changements de comportement

Mais, à l’automne 2013, le jeune homme ordinaire semble changer. Sa page Facebook (fermée depuis l’attaque de Sousse) diffuse principalement des messages islamistes à partir du début 2014, rapporte Hedi Yahmed, rédacteur en chef du site d’information Hakaekonline et auteur d’un ouvrage (« Sous la bannière du vautour », non traduit en français) sur la mouvance djihadiste tunisienne. C’est l’époque où Seifeddine Rezgui commence à fréquenter les milieux salafistes de Kairouan, une ville restée fière de son prestigieux passé de centre de rayonnement de l’enseignement coranique en Afrique du Nord. Cet automne 2013 est particulièrement tendu entre le mouvement salafiste Ansar Al-Charia et le gouvernement, dirigé alors par le parti islamiste Ennahda. Après une phase initiale de laxisme, ce dernier se résout à durcir son attitude à l’égard d’Ansar Al-Charia à la suite d’assassinats de personnalités de la gauche laïque. Kairouan est l’un des théâtres de cette fièvre.

C’est l’une des énigmes entourant le parcours de Seifeddine Rezgui. Alors que sa page Facebook ne trahit plus aucune ambiguïté en 2014 au fil de messages glorifiant l’Etat islamique (émergeant en Irak) et appelant au djihad, il n’attire pas pour autant l’attention des autorités. Est-ce parce qu’il change à nouveau de comportement ? Selon Mongi Khadraoui, journaliste au journal électronique Al-Chorouk Online, Seifeddine Rezgui finit par s’éloigner des milieux salafistes, en tout cas en apparence. Cherche-t-il à passer inaperçu ? « On ne peut exclure qu’il pût s’agir d’une tactique », spécule Mongi Khadraoui. La question vaut d’autant plus d’être posée qu’à partir de la fin 2014 sa page Facebook devient inactive.


Connexion libyenne ?

La dérive franchit à l’évidence un cap supplémentaire. Selon Hedi Yahmed, citant une source sécuritaire, Seifeddine Rezgui aurait été en contact avec Yassine Laabidi, l’un des deux assaillants du Musée du Bardo. A-t-il séjourné comme lui dans un camp en Libye pour y subir une formation qui expliquerait le sang-froid professionnel qu’il a manifesté lors de la tuerie de Sousse ? Aucun élément ne permet de l’attester.

Son passeport n’indique aucune sortie du territoire, ce qui n’exclut pas pour autant l’hypothèse d’un séjour clandestin. Quoi qu’il en soit, une connexion libyenne demeure hautement probable. « La kalachnikov a dû lui être fournie par un groupe lié à la Libye », dit un diplomate occidental. Depuis que le chaos s’est installé dans ce pays, la contrebande transfrontalière est la principale source d’entrée d’armes en Tunisie.

Sur le lieu de la tuerie à Sousse en Tunisie, le 27 juin.

Ainsi le parcours de Seifeddine Rezgui est-il révélateur de la stratégie mise en place depuis 2014 par une mouvance salafiste tunisienne aux connexions s’approfondissant avec l’EI. La première génération de djihadistes post-2011 s’était trouvée associée aux maquis des monts Chaambi et Semmama du gouvernorat de Kasserine, proche de la frontière algérienne. Elle a été prise en charge par le groupe Okba Ibn-Nafaa, lié à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

Enclavés géographiquement, ces insurgés – évalués à une centaine au maximum – s’en prennent exclusivement aux forces de sécurité tunisiennes. Mais une nouvelle période est en train de s’ouvrir avec l’entrée en scène de l’EI sur la scène djihadiste tunisienne. « Deux différences apparaissent, décrypte Hedi Yahmed. La première est que le combat quitte la montagne pour descendre en ville. La seconde est que seuls les étrangers sont désormais visés tandis que les Tunisiens sont épargnés afin de ne pas se couper de la population. » Une nouvelle donne lourde de conséquences pour la Tunisie démocratique.

Courage des Tunisiens  

Seifeddine Rezgui auteur de l'attentat en Tunisie arpente la plage, armé et habillé en vacancier.
Cette photo prise le jour de l’attentat de Sousse, le 26 juin 2015 et qui montre l’assaillant qui venait de tuer des dizaines de personnes, s’en allant tranquillement sous les regards des présents, a pas mal choqué les internautes.

Comment des êtres humains pouvaient-ils être si indifférents face à la tragédie qui venaient de se passer ?

Mais la réalité est toute autre. Ces personnes présentes sur la plage ont fait preuve d’un incroyable courage comme en témoigne un survivant britannique dans le « Mirror ».

John Yeoman a en effet déclaré que ces gens ne se contentaient pas de regarder, loin de là. Ils formaient un bouclier vivant pour protéger les touristes sur la plage des balles du terroriste.

Cette barricade humaine était essentiellement formée du staff de l’hôtel qui a empêché Seifeddine Rezgui de passer et a sauvé des dizaines de vies. John Yeoman a salué le courage de ces Tunisiens qui malgré l’horreur et la peur, se sont dressés désarmés, face à une Kalachnikov.


Sources : LeMonde.fr | Webdo.tn
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Qui est Seifeddine Rezgui, auteur de l'attentat qui a fait 38 morts a Sousse, en Tunisie


Tout sourire, le jeune homme aux cheveux ébouriffés et au T-shirt blanc pose entre deux kalachnikovs, adossé à un mur ensoleillé. Ainsi est apparu au monde Seifeddine Rezgui, 24 ans, sur une photo diffusée par l’Etat islamique (EI) en appoint de la revendication du carnage d’El-Kantaoui, près de Sousse, sur le littoral de l’Est tunisien, qui a fait 38 morts vendredi 26 juin chez les clients étrangers d’un hôtel et autant de blessés.


Plus de trois mois après l’attaque contre le Musée du Bardo (22 morts dont 21 étrangers), c’est un peu le même profil de jeunes djihadistes tunisiens qui émerge, garçons au parcours en apparence « normal », chez lesquels famille et voisins ne détectent a priori aucun indice d’engrenage extrémiste. Sous le choc, la Tunisie n’en finit pas de s’interroger sur cette frange de sa jeunesse qui a déclaré la guerre à la « transition démocratique exemplaire » louée à l’étranger.

Seifeddine Rezgui est né en 1990 dans une famille pauvre de la localité de Gaafour, située dans le gouvernorat de Siliana, emblématique de cette Tunisie de l’intérieur où couve une grogne sociale récurrente contre le mal-développement. Plutôt bon élève, le jeune bachelier s’installe à la rentrée 2011 à Kairouan, où il s’inscrit à l’Institut supérieur des sciences appliquées et de technologie. Il y poursuivra des études jusqu’au master dans la filière « pilotage et réseaux industriels ».

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C’est l’une des énigmes entourant le parcours de Seifeddine Rezgui. Alors que sa page Facebook ne trahit plus aucune ambiguïté en 2014 au fil de messages glorifiant l’Etat islamique (émergeant en Irak) et appelant au djihad, il n’attire pas pour autant l’attention des autorités. Est-ce parce qu’il change à nouveau de comportement ? Selon Mongi Khadraoui, journaliste au journal électronique Al-Chorouk Online, Seifeddine Rezgui finit par s’éloigner des milieux salafistes, en tout cas en apparence. Cherche-t-il à passer inaperçu ? « On ne peut exclure qu’il pût s’agir d’une tactique », spécule Mongi Khadraoui. La question vaut d’autant plus d’être posée qu’à partir de la fin 2014 sa page Facebook devient inactive.


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Son passeport n’indique aucune sortie du territoire, ce qui n’exclut pas pour autant l’hypothèse d’un séjour clandestin. Quoi qu’il en soit, une connexion libyenne demeure hautement probable. « La kalachnikov a dû lui être fournie par un groupe lié à la Libye », dit un diplomate occidental. Depuis que le chaos s’est installé dans ce pays, la contrebande transfrontalière est la principale source d’entrée d’armes en Tunisie.

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Sources : LeMonde.fr | Webdo.tn
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Terrorisme: état d’alerte élevé au Maghreb

Daesh vu de l'intérieur. Le documentaire sur Isis (Vidéo)

«Kokito», le Jihadiste marocain «Collectionneur de têtes»









Le Professeur Mahmoud Azab nous éclaire sur l’Islam en nous donnant des indications historiques et académiques sur le texte fondateur de la religion. Il nous explique la doctrine religieuse et son évolution qui sont, bien différentes des pratiques populaires de l’Islam.


Monsieur le Professeur, avant d’aborder directement la question du voile des femmes dans l’Islam, y – t – il un contexte global de la situation de la femme que vous souhaiteriez exposer afin que nos lecteurs puissent nous accompagner dans le voyage historique et textuel que nous leur proposons ?

Professeur Mahmoud Azab : Pour traiter le sujet du voile dans l’Islam, il faut d’abord connaître le statut de la femme arabe dans la société ante islamique et le comparer au statut de la femme dans la société judéo chrétienne biblique ainsi qu’à celui de la femme dans les cultures grecque et égyptienne. C’est en examinant l’histoire et le contexte sociologique que l’on peut expliquer et comprendre la position du Coran et de l’Islam, à l’époque, en ce qui concerne la femme.

La femme dans la société grecque, par exemple, n’était pas regardée comme « objet de désir ». La relation de plaisir était glorifiée entre les hommes. Chez les Grecs, la femme avait un statut très largement inférieur à celui des hommes. Les philosophes grecs sont tous des hommes.

Examinons le statut de la femme dans la société de la péninsule arabique ante islamique à une période historique très éloignée de celle de l’apparition de l’Islam. Nous apprenons que les femmes avaient globalement une position très forte ; une liberté et des droits plus importants que ceux de l’homme. Une femme avait le droit de répudier son mari. L’inverse était interdit. Souvenez vous de Belkis, la Reine de Saba. L’ancien testament et le Coran (Sourate des fourmis) l’évoquent dans une position dominante : belle, forte, intelligente. Attention, tout ceci remonte très loin avant dans l’histoire avant l’apparition de l’Islam !

Cette « liberté » des femmes était applicable dans tous les domaines ou y avait-il des restrictions ?


MA : Une autre tradition est rapportée par les historiens de l’époque ante islamique et qui atteste de la liberté de la femme. Lorsque, de retour chez lui, un homme trouvait la porte de sa tente verso vers l’extérieur, (inversée donc par rapport à son sens normal d’accrochage), cela voulait dire que l’entrée lui était interdite, provisoirement ou définitivement. A cette époque, une femme avait le droit de coucher avec les hommes de son choix avant le mariage. Lorsqu’elle tombait enceinte et avant même la naissance de l’enfant, elle choisissait parmi ceux qui avaient été ses amants celui qui allait assumer la paternité de l’enfant, peut être conçu par un autre. Bien entendu, elle choisissait le plus fort ou le plus riche ou le plus adroit etc.

Est ce que ce ne sont pas là des construction théoriques et à posteriori pour justifier les règles strictes que l’Islam apporte au sujet des femmes ?

MA : Non. Beaucoup de scientifiques, sociologues et historiens regardent le Coran comme un document qui relate une époque et témoigne de la vie quotidienne plus que comme un livre religieux. Et ils remarquent, à juste titre, que souvent le texte musulman insiste sur des interdits. Lorsque le texte dit « ne faites pas », cela veut dire que cette pratique, désormais interdite, était répandue avant l’apparition de l’Islam. Par exemple, il était de tradition, avant l’apparition de l’Islam, que les hommes et les femmes effectuent nus le pèlerinage païen autour de la Kaaba. Pour cette raison, l’Islam interdit la nudité pendant la prière et le pèlerinage. Comme toujours, pour comprendre une règle, il est important de se pencher sur le contexte socioculturel, spirituel et économique de la formation de cette nouvelle communauté que l’on a appelé les « musulmans ».

C’est ainsi que l’on explique l’interdiction, faite par l’Islam, d’enterrer les filles (vivantes) à la naissance ?

MA : Oui. C’était une pratique répandue avant l’apparition de l’Islam et que le texte vient interdire de manière formelle et définitive. J’ajoute que si la punition qui accompagne l’interdiction est forte, cela veut dire que l’acte désormais prohibé était très répandu.

Vous nous dites que les femmes disposaient de plus de droits que les hommes et étaient plus libres et indépendantes qu’eux, et pourtant, les filles étaient enterrées vivantes à la naissance, considérées comme inutiles. N’est ce pas contradictoire ?

MA : Ce que je vous raconte sur la très grande liberté des femmes concerne une époque très éloignée de l’apparition de l’Islam. Mais privés de droits, les hommes commencèrent à en revendiquer et inversèrent le cours de l’histoire en changeant progressivement de condition. Parallèlement et en conséquence, la condition de la femme s’est dégradée et l’homme eut le dessus d’une manière tellement totale qu’elle ressemble à une revanche. C’est une manifestation du dialogue de l’histoire semblable à un mouvement de balancier. Plus nous nous rapprochons de l’apparition de l’Islam, moins le statut de la femme est enviable.

A la veille de l’apparition de l’Islam, le statut de la femme s’était donc gravement détérioré par rapport à ce qu’il était quelques siècles auparavant. En quoi se manifeste cette dégradation ?

MA : De plusieurs manières. Nous avons évoqué déjà l’ensevelissement des nouveaux nés de sexe féminin. La répudiation d’une femme par son époux la laisse sans droits et sans recours. C’est une autre conséquence visible de la détérioration de la condition féminine. Lorsqu’on regarde la société ante islamique, mais dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam, c’est à dire à une époque où les femmes étaient dominées par les hommes, l’on se rend compte qu’un homme épousait à sa guise et en même temps le nombre de femmes qu’il voulait ; et qui dépendaient souvent de lui pour survivre ; de la même manière, il pouvait aussi en répudier autant qu’il voulait, sans avoir d’obligations légales vitales vis à vis d’elles. Assez vite, ces femmes répudiées qui dépendaient des époux pour vivre, se retrouvaient dans la misère. Lorsqu’elles ne tombaient pas en esclavage dans le strict sens du mot, elles se livraient à la prostitution qui est une forme terrible d’esclavage. Et pour attirer l’attention, elles avaient souvent la poitrine nue, à l’image des prostituées sacrées, connues en Mésopotamie et en Inde, régions avec lesquelles la péninsule arabique commerçait et avait des échanges culturels et humains intenses.

C’est donc aux femmes « dans la misère » et « nues » que le Coran demande de porter le voile ?

MA : Le voile se généralise avec l’Islam comme symbole d’une dignité retrouvée, à l’époque. La religion demande aux femmes qui se convertissent de se voiler afin d’être distinguée des esclaves ; comme une manière de dire pour chacune : « nous n’avons plus besoin de nous vendre (d’être des esclaves) ; la nouvelle religion nous apporte un statut et désormais nous avons des droits. Nos maris ne peuvent plus nous répudier à tort ou à raison et si le divorce est prononcé, nous conservons des moyens de subsistance ».

Ainsi donc le voile à de l’importance uniquement en fonction du contexte socioculturel dans lequel il apparaît. Il n’est donc pas un principe fondamental de l’Islam.

Vous nous dites qu’aux premiers jours de l’Islam, le voile était recommandé comme un signe ostensible de « libération » de la femme. Y a t il d’autres éléments du texte sacré qui attestent de cette volonté de l’Islam de libérer la femme et la rendant l’égale de l’homme ?

MA : Dans les deux autres religions monothéistes révélées, le judaïsme et le christianisme, la femme est rendue seule responsable de l’expulsion du paradis. Dans l’ancien testament, c’est Eve la responsable du Péché. Le serpent séduit Eve qui séduit l’homme. C’est pourquoi dans la Genèse, Dieu punit chacun ; il condamne le serpent à ramper et à manger de la terre et la femme est condamnée à accoucher dans la douleur et à être « soumise » à l’homme.

Dans le Coran, Dieu s’adresse « aux deux » protagonistes du paradis (Adam et Eve). Il use de la forme grammaticale du duel. Le texte met l’homme et la femme à totale égalité dans la responsabilité. Mais hélas, les interprétations coraniques qui sont souvent faites par des hommes, seront manipulées et l’on entendra dire que c’est Eve qui a incité Adam à manger du fruit de l’arbre défendu. Le Coran dit le contraire. « Satan les a séduits tous les deux. » ? Si j’insiste sur cette histoire biblique ET coranique, c’est pour dire qu’elle a une influence à travers les siècles sur les consciences et les imaginations des peuples et non pas pour juger les textes sacrés. Je reviens vers la Bible pour dire simplement l’évolution d’éléments communs dans les cultures sémitiques monothéistes.

Comment le voile est-il évoqué dans le texte du Coran ?

MA :
Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête.

Pouvez vous nous donner les références des huit Sourates en question ?

MA : Dans la Sourate 7, verset 46, le texte, qui évoque l’au-delà dit : « Un voile épais est placé entre le Paradis et la Géhenne (.). » Là, le mot hijab en arabe prend clairement le sens de rideau de séparation, comme dans les sept autres Sourates, même si le contexte est différent.

La Sourate 17, verset 45 aborde la protection « virtuelle » que Dieu apporte à Son Prophète lorsqu’il lit le Coran : « Quand tu lis le Coran, nous plaçons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future ».

La Sourate 19 verset 17 le mot voile est utilisé pour figurer la distance géographique que l’on met volontairement entre soi et d’autres : « (V16) Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient. (V 17) Elle plaça un voile entre elle et les siens.

Dans la Sourate 33, verset 53, le texte indique à ceux qui sont invités à entrer dans la demeure du Prophète et éventuellement à y prendre un repas, la conduite qu’ils doivent y avoir. La Sourate leur recommande de ne pas s’attarder après avoir mangé et de se retirer sans entreprendre de conversations familières après le repas. Et ajoute : « Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites le derrière un voile. Cela est plus pur pour votre cour et pour le leur ». Là aussi, le mot hijab à le sens de rideau et non pas celui du voile que l’on veut poser sur les têtes des femmes. Et ce n’est qu’en s’adressant aux épouses du Prophète que l’on doit le faire derrière un voile.

Dans la très poétique Sourate 38, le verset 33 évoque le hijab dans le sens de « crépuscule » : « Quand un soir on lui présenta de nobles cavales, il dit : « j’ai préféré l’amour de ce bien au souvenir de mon seigneur, jusqu’à ce que ces chevaux aient disparu derrière le voile. Ramenez-les-moi. » il se mit alors à leur trancher les jarrets et le cou ».

La Sourate 41, verset 5 évoque ceux qui se détournent de l’appel du Prophète : « Ils disent : « Nos cours sont enveloppés d’un voile épais qui nous cache ce vers quoi tu nous appelles ; nos oreilles sont atteintes de surdité ; un voile est placé entre nous et toi. Agis donc, et nous aussi nous agissons » ». Nous voyons bien là combien le voile (hijab) peut être positif (pour préserver le croyant qui risquerait de succomber aux charmes des épouses du Prophète, ou négatif puisqu’il empêche certains d’entendre l’appel de la nouvelle foi.

La sourate 42, verset 51 aborde la parole que Dieu transmet à l’homme. « Il n’a pas été donné à un mortel que Dieu lui parle si ce n’est par inspiration ou derrière un voile ou encore, en lui envoyant un Messager à qui est révélé, avec sa permission, ce qu’il veut. Il est très haut et sage ».

Dans la Sourate 83 verset 15, enfin, le Texte prévient les incroyants de leur sort : « Non ! Ils seront, ce Jour-là, séparés de leur Seigneur, puis ils tomberont dans la fournaise. On leur dira alors : « Voici ce que vous traitez de mensonge ! » ». (NDLR La traduction utilise le mot « séparation » pour restituer le mot arabe lamahgouboun construit sur la base de hijab).

Vous nous dites donc que les musulmans qui utilisent le mot « hijab » pour désigner le voile qui couvre la tête des femmes commettent un contre sens ?

MA :
Oui. Ils commettent un contre sens linguistique par rapport au vocabulaire coranique. Et les femmes musulmanes qui disent que le hijab est cité dans le Coran se trompent sur le sens du mot. Elles doivent comprendre le sens donné au mot.

Au delà de ce contre sens de mot, ceux qui incitent les femmes à se voiler, ne commettent-ils pas d’autres contre sens ?

MA :
Au contre sens linguistique, il faut ajouter un contre sens de but.

Le contre sens de but est le suivant : le voile devait désigner les femmes libérées de l’esclavage , parce qu’elle rejoignent la nouvelle religion. La communauté prendra désormais en charge les besoins de celles qui ne parviennent pas à subvenir à leurs propres besoins seules. C’est donc une « libération » à l’époque. J’insiste sur le mot « à l’époque ». parce qu’aujourd’hui, dans beaucoup de cas, le voile apparaît comme un asservissement de la femme. Ainsi donc il produit un effet contraire à celui qu’il doit atteindre. Que faut il alors privilégier ? Le voile coûte que coûte ou sa portée symbolique ? Faut il vouloir la forme plus que la liberté ?

La question que nous posons en réalité est celle de l’historicité du texte. La révélation se fait tout de même sur vingt trois ans de vie prophétique. Durant cette période, le Prophète fait bien entendu appel à sa raison pour mettre en adéquation la révélation, qu’il ne conteste pas !, avec la réalité.

Est-ce que le Coran recommande à toutes les femmes de se couvrir la tête et les épaules ? Et dans quel vocabulaire le fait-il ?

MA : Le Coran ne traite les habits de la femme que dans le large contexte de la vie sociale, de l’éducation et de la famille. Il incite à la « pudeur ».

Vous dites « pudeur », et ce mot, très employé notamment par les femmes qui portent le voile, à aujourd’hui une nette connotation sexuelle. N’y a t il pas en français une mauvaise traduction du sens du mot « ihticham » ? Ne faut-il pas plutôt parler de la « bienséance » plutôt que de la pudeur ?

MA : Vous avez probablement raison. Le Coran vise d’abord à la préservation sociale. Et dans cette lecture, il invite plus à la bienséance qu’à la pudeur avec sa connotation sexuelle, du moins lorsqu’il traite des habits. Mais les injonctions qui visent à la bienséance vestimentaire ne concernent pas que la femme ! Et c’est là une erreur majeure commise par les interprètes qui n’ont pas assez étudié. A chaque fois que le Coran parle de la tenue vestimentaire, il parle aux deux sexes.

Par exemple ?

MA : Sourate 24, versets 30 et 31 : Dis aux croyants de baisser leur regards, d’être chastes, ce sera plus pur pour eux. Dieu est bien informé de ce qu’ils font. Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leur atours, de rabattre leurs « voiles » « sur leurs poitrines », de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs (.). Les lectures du texte, aujourd’hui, doivent nous éclairer sur un point essentiel : le lien entre le(s) but(s) et le(s) moyen(s), ou encore apprendre à distinguer entre le stable et le variable, le stable étant l’objectif et le variable étant le moyen mis en ouvre pour atteindre l’objectif. Dans le cas présent de la Sourate 24, le but est que les hommes et les femmes soient libres et chastes. C’est la part stable du message, son intention spirituelle. Le moyen est donc secondaire.

Par quel mot en arabe le Coran désigne t il ce que les femmes doivent rabattre sur leurs poitrines ?

MA : La Sourate « Al Nour » que nous venons de citer nous donne le mot « Khimar ». « Wa liyadrabna bi khumurihenna ala jouyoubihenna ». Se demander ce que sont les « khumurs » ouvre une discussion déjà importante : la traduction du mot la mieux admise indique que c’est un vêtement large. Le mot « jouyoub » veut dire « poches » en arabe moderne. Mais un poète ante islamique, parlant de la beauté d’une belle, évoque ses « jouyoub » et nous apprend que la belle laissait « nue », c’est dire visible, sa poitrine. Le texte sacré invite donc les femmes à ne pas montrer leurs seins et à rabattre leurs amples vêtements sur leurs poitrines ; à ne se dévoiler que devant les leurs ; à ne pas avoir de conduite provocatrice. rien que de très banal en somme comme recommandation. Et cette invitation à la mesure se retrouve dans les trois religions monothéistes. En Islam, cette invitation s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

Faut-il donc comprendre de votre propos que le « khimar » est plus un vêtement sur les épaules qu’un voile qui partirait de la tête, la couvrant ainsi que la poitrine. ?

MA : Absolument. Les commentateurs anciens, comme Al Tabari par exemple, étaient peut-être plus proches du sens exact du texte parce qu’ils savaient à quoi le texte faisait allusion avec précision et quelle était la situation préalable au texte et que le texte sacré allait donc modifier. Comme avant l’apparition de l’Islam, certaines femmes avaient les seins nus pour les raisons déjà évoquées, alors le texte vient corriger les effets d’une situation préjudiciable aux droits de la femme. Ainsi donc, la démarche essentielle du texte, le propos principal, n’est pas de voiler ou non la tête ou les seins des femmes, mais de leur apporter liberté et protection par rapport au contexte dans lequel elles se trouvent. Et si aujourd’hui le contexte dans lequel elles se trouvent perçoit le voile comme une soumission, alors elles peuvent, pour dire leur liberté acquise par l’Islam, se montrer tête nue !

Le Coran prévoit une solution presque « technique » pour atteindre l’objectif (le stable). La solution technique à la soumission des femmes, à l’époque, est le voile. Le stable est donc la liberté des hommes et des femmes et leur égalité. Alors, il est nécessaire de ne retenir que le stable. Le voile est un moyen. Ce n’est pas un but. C’est du variable. C’est ce que nous disent les commentateurs anciens lorsqu’ils nous expliquent que le Coran doit être compris par rapport à ce qui le précède et à son contexte. Le statut des femmes tout à fait médiocre dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam et que l’Islam vient améliorer. Si la situation des femmes se détériore à nouveau, aujourd’hui par exemple, l’esprit du Coran, doit primer sur l’interprétation. Cet esprit est de libérer les opprimées. C’est la part stable du message. Le moyen employé est variable.

A qui s’adresse les injonctions vestimentaires du Coran et quelles en sont les contours ?

MA : Dans la Sourate 32, verset 59, le Coran nous donne une liste précise de ce qu’il faut faire et à qui cela s’adresse.

« Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de se couvrir de leurs « voiles » (il faut comprendre ici le mot voile dans le sens de vêtements) : c’est pour elle le moyen le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ».

Précisons tout de suite que le mot traduit par « voile » dans beaucoup de traductions de qualité est en réalité, en arabe, « jalbibihenna », qui est un possessif féminin pluriel de djellaba (galabeyya en égyptien). Il est donc manifeste que ce n’est pas d’un voile sur la tête qu’il est question mais d’un vêtement dont on se couvre. « Se couvrir de leurs voiles », n’indique donc en rien que la tête doit être couverte. La couverture de la tête à plus de rapport avec des habitudes de commodité qu’avec un symbole religieux quelconque.

Il suffit de voir une femme (ou un homme !), en occident ou en orient musulman, aux champs, dans le désert ou en mer, pour comprendre que l’on travaille plus confortablement avec les cheveux ramassés et la tête protégée du soleil. De plus, le Coran n’invite pas à se « cacher » en se couvrant, mais à se « désigner aux autres comme un être libre ».

L’objet de cette sourate n’est pas de « camoufler » d’éventuels charmes féminins mais de permettre aux femmes, anciennement objets de convoitises réductrices de leur liberté, d’affirmer qu’elles sont désormais libres. C’est cela qu’il faut retenir. Et je répète : si le voile aujourd’hui indique la soumission d’une femme, alors il est urgent que les femmes s’en défassent. Pour pouvoir répondre à cette question, demandons nous si l’Islam invite à la soumission ? et à qui ? à l’homme ou à Dieu ? Dans ce cadre, la « couverture » s’adresse à toutes les femmes ; épouses et filles du prophète, épouses des croyants. Cela veut dire que l’Islam rend libre toutes celles qui l’embrassent.

Comment distinguer dans le texte entre ce qui s’adresse aux épouses du prophète et ce qui s’adresse à toutes les croyantes ?

MA : Sourate 32 verset 32 et 33 : Ô vous les femmes (Epouses NDLR) du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable. Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes au temps de l’ancienne ignorance (Jahiliyya) ». En arabe cela donne : Yanissa’a al Nabi lastunna ka’ahad minal nisa. » Tabari nous explique que le sens du texte est que les femmes ne ressemblent pas, en sortant de leurs demeures, aux esclaves. La liberté apportée aux femmes dont la condition était mauvaise, voilà le sens profond et aujourd’hui perdu du texte.

Ce qui concerne les épouses du Prophète, présentées comme une sorte de modèle de la femme, peut-il s’appliquer à toutes les femmes musulmanes soucieuses de tendre vers la perfection ?

MA : Ma réponse doit être en deux temps : Pour parler des croyants des deux sexes le Coran fait usage du mot mou’menina et mou’menati : « qul lelmou’menina (…) wa qul lelmou’menati ». « Dis au Croyants (…) et dis aux croyantes ». Lorsqu’il parle des épouses du Prophète, il utilise les mots épouses. De plus, la Sourate 32 verset 32 explique bien que « les épouses du Prophète ne sont comparables à aucune autre femme ». Le Coran ne demande pas aux femmes de la communauté de ressembler aux épouses du Prophète. Cependant, comme cela n’est pas formellement interdit, les femmes musulmanes peuvent chercher dans les épouses du Prophète un modèle à suivre. Mais il est important qu’elles suivent l’exemple de la spiritualité et de la liberté des épouses du Prophète, et non pas qu’elles cherchent à les imiter sans comprendre les raisons des gestes des épouses du Prophète. La recherche et l’affirmation de la liberté doivent primer.

Attention tout de même à l’idée qui consiste, pour certaines femmes, à appliquer à elles-mêmes ce qui n’est exigible que des épouses du Prophète. Il leur était interdit, par exemple, de se remarier après la mort du Prophète. Est-ce qu’une femme musulmane veuve trouverait salutaire, parce qu’elle généralise les conditions imposées aux seules épouses du Prophète, que les veuves musulmanes ne puissent pas se remarier ?

Pourquoi les femmes musulmanes, dans les pays musulmans, se voilent – elles ?

MA : Il faut effectuer cette recherche à plusieurs niveaux : fouiller l’histoire, les traditions, les cultures des peuples. Lorsqu’on se trouve dans un champs strictement religieux, au niveau du « sacré », lorsqu’on recherche les devoirs des croyants, le licite et l’illicite, la punition, nous devons absolument rechercher « l’esprit du texte », c’est à dire la part stable de celui ci.

En ce qui concerne le voile, il y a une tendance aujourd’hui à tout vouloir mélanger. C’est un comportement souvent lié à l’ignorance et à lecture du texte à un seul niveau, c’est à dire sans lui accorder de profondeur historique. Le message de l’Islam est intemporel. Comme d’ailleurs celui des deux autres religions monothéistes. Mais il n’est compréhensible que s’il l’on se reporte au contexte dans lequel le Coran à été délivré. C’est exactement ce que ne font pas (ne font plus), les musulmans aujourd’hui. Ainsi, certains fous, certains fondamentalistes, mus par des mobiles qui n’ont rien à voir avec la foi, présentent aux masses ignorantes et analphabètes une lecture limitée et orienté du texte. Pour avoir le courage de la discuter, il faut avoir la culture de la discussion et du débat. Cela s’apprend dans les familles et dans les écoles et ce n’est pas le cas dans la très grande majorité des pays musulmans (et non musulmans !) aujourd’hui. Alors les femmes se voilent. Les hommes cherchent refuge dans un ailleurs meilleur que leur environnement immédiat qui est celui de la misère économique et l’indigence sociale et culturelle. Et progressivement, cet ailleurs s’est transformé en un « après » marchandé. Comme la vie ici bas est difficile et misérable, l’on se réserve un après meilleur. Et l’on donne à Dieu « des gages » de sa bonne conduite sur terre, et appliquant ce qui est présenté par les manipulateurs et les hypocrites comme étant la foi musulmane, déviée de son sens initial et « vendue » aujourd’hui sous la seule lecture de l’intégrisme qui voile les femmes et hurle sa haine de « l’Occident » en particulier et de « l’autre » en général. La lutte des classes qui se déroulait au sein d’un même pays, au sein d’une même société, est devenue une lutte des régions au sein d’un même monde globalisé. Et cela s’exprime, entre autres, par le biais d’un Islam détourné de son sens, sous l’influence d’ignorants riches et marchands de pétrole, dans le monde musulman et ailleurs.

Que dites-vous aux femmes et aux filles musulmanes qui se voilent en France ?

MA : D’abord, si elle veulent se dire musulmanes, je leur demande de bien connaître leur religion. C’est à dire le texte et son histoire. Connaître avant de choisir. Connaître et débattre. ET choisir lorsqu’elles sont adultes, en âge et en savoir. Ensuite, je les invite à dire leur liberté.

La liberté ce n’est pas de se voiler si elles le veulent. C’est de s’affirmer comme libre dans une société qui leur ouvre les voies de la liberté. Elles sont françaises. Elles sont donc une partie de la société française. Si le voile est un obstacle à leur liberté, c’est à dire à leur immersion totale dans leur société, alors elles doivent réfléchir et chercher à s’approprier les valeurs de la société française qui est la leur. Les filles musulmanes doivent chercher et parler des valeurs coraniques qui s’adressent à l’humanité toute entière. Elles ne doivent pas se focaliser sur le voile ou d’autres sujets semblables qui dépendent plus d’un contexte variable que d’une vision sttable du monde.

N.B. Pour les citations du Coran, la traduction utilisée est celle de Denise Masson, Essai d’Interprétation du Coran Inimitable, Dar Alkitab Allubnani, Beyrouth, Liban.


(*) Qui est le Professeur Mahmoud Azab

Après des études à l’université d’Al Azhar au Caire, Mahmoud Azab obtient en France un Doctorat en études sémitiques (Sorbonne 1978). Il a été professeur de langues sémitiques à l’université d’Al Azhar au Caire. Il a été professeur coopérant chargé de l’enseignement bilingue au sein de nombreuses universités africaines (Niger, Tchad.). Il a également été délégué de l’Université d’Al Azhar aux conférences internationales de dialogues interculturels. Il a été nommé en 1996 à Paris comme professeur associé d’arabe classique (langue et littérature) à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O ») où il est professeur titulaire d’islamologie depuis 2002.

Sources: http://garbi.unblog.fr

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La vérité sur le voile en Islam, existe-t-il vraiement ?


Le Professeur Mahmoud Azab nous éclaire sur l’Islam en nous donnant des indications historiques et académiques sur le texte fondateur de la religion. Il nous explique la doctrine religieuse et son évolution qui sont, bien différentes des pratiques populaires de l’Islam.


Monsieur le Professeur, avant d’aborder directement la question du voile des femmes dans l’Islam, y – t – il un contexte global de la situation de la femme que vous souhaiteriez exposer afin que nos lecteurs puissent nous accompagner dans le voyage historique et textuel que nous leur proposons ?

Professeur Mahmoud Azab : Pour traiter le sujet du voile dans l’Islam, il faut d’abord connaître le statut de la femme arabe dans la société ante islamique et le comparer au statut de la femme dans la société judéo chrétienne biblique ainsi qu’à celui de la femme dans les cultures grecque et égyptienne. C’est en examinant l’histoire et le contexte sociologique que l’on peut expliquer et comprendre la position du Coran et de l’Islam, à l’époque, en ce qui concerne la femme.

La femme dans la société grecque, par exemple, n’était pas regardée comme « objet de désir ». La relation de plaisir était glorifiée entre les hommes. Chez les Grecs, la femme avait un statut très largement inférieur à celui des hommes. Les philosophes grecs sont tous des hommes.

Examinons le statut de la femme dans la société de la péninsule arabique ante islamique à une période historique très éloignée de celle de l’apparition de l’Islam. Nous apprenons que les femmes avaient globalement une position très forte ; une liberté et des droits plus importants que ceux de l’homme. Une femme avait le droit de répudier son mari. L’inverse était interdit. Souvenez vous de Belkis, la Reine de Saba. L’ancien testament et le Coran (Sourate des fourmis) l’évoquent dans une position dominante : belle, forte, intelligente. Attention, tout ceci remonte très loin avant dans l’histoire avant l’apparition de l’Islam !

Cette « liberté » des femmes était applicable dans tous les domaines ou y avait-il des restrictions ?


MA : Une autre tradition est rapportée par les historiens de l’époque ante islamique et qui atteste de la liberté de la femme. Lorsque, de retour chez lui, un homme trouvait la porte de sa tente verso vers l’extérieur, (inversée donc par rapport à son sens normal d’accrochage), cela voulait dire que l’entrée lui était interdite, provisoirement ou définitivement. A cette époque, une femme avait le droit de coucher avec les hommes de son choix avant le mariage. Lorsqu’elle tombait enceinte et avant même la naissance de l’enfant, elle choisissait parmi ceux qui avaient été ses amants celui qui allait assumer la paternité de l’enfant, peut être conçu par un autre. Bien entendu, elle choisissait le plus fort ou le plus riche ou le plus adroit etc.

Est ce que ce ne sont pas là des construction théoriques et à posteriori pour justifier les règles strictes que l’Islam apporte au sujet des femmes ?

MA : Non. Beaucoup de scientifiques, sociologues et historiens regardent le Coran comme un document qui relate une époque et témoigne de la vie quotidienne plus que comme un livre religieux. Et ils remarquent, à juste titre, que souvent le texte musulman insiste sur des interdits. Lorsque le texte dit « ne faites pas », cela veut dire que cette pratique, désormais interdite, était répandue avant l’apparition de l’Islam. Par exemple, il était de tradition, avant l’apparition de l’Islam, que les hommes et les femmes effectuent nus le pèlerinage païen autour de la Kaaba. Pour cette raison, l’Islam interdit la nudité pendant la prière et le pèlerinage. Comme toujours, pour comprendre une règle, il est important de se pencher sur le contexte socioculturel, spirituel et économique de la formation de cette nouvelle communauté que l’on a appelé les « musulmans ».

C’est ainsi que l’on explique l’interdiction, faite par l’Islam, d’enterrer les filles (vivantes) à la naissance ?

MA : Oui. C’était une pratique répandue avant l’apparition de l’Islam et que le texte vient interdire de manière formelle et définitive. J’ajoute que si la punition qui accompagne l’interdiction est forte, cela veut dire que l’acte désormais prohibé était très répandu.

Vous nous dites que les femmes disposaient de plus de droits que les hommes et étaient plus libres et indépendantes qu’eux, et pourtant, les filles étaient enterrées vivantes à la naissance, considérées comme inutiles. N’est ce pas contradictoire ?

MA : Ce que je vous raconte sur la très grande liberté des femmes concerne une époque très éloignée de l’apparition de l’Islam. Mais privés de droits, les hommes commencèrent à en revendiquer et inversèrent le cours de l’histoire en changeant progressivement de condition. Parallèlement et en conséquence, la condition de la femme s’est dégradée et l’homme eut le dessus d’une manière tellement totale qu’elle ressemble à une revanche. C’est une manifestation du dialogue de l’histoire semblable à un mouvement de balancier. Plus nous nous rapprochons de l’apparition de l’Islam, moins le statut de la femme est enviable.

A la veille de l’apparition de l’Islam, le statut de la femme s’était donc gravement détérioré par rapport à ce qu’il était quelques siècles auparavant. En quoi se manifeste cette dégradation ?

MA : De plusieurs manières. Nous avons évoqué déjà l’ensevelissement des nouveaux nés de sexe féminin. La répudiation d’une femme par son époux la laisse sans droits et sans recours. C’est une autre conséquence visible de la détérioration de la condition féminine. Lorsqu’on regarde la société ante islamique, mais dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam, c’est à dire à une époque où les femmes étaient dominées par les hommes, l’on se rend compte qu’un homme épousait à sa guise et en même temps le nombre de femmes qu’il voulait ; et qui dépendaient souvent de lui pour survivre ; de la même manière, il pouvait aussi en répudier autant qu’il voulait, sans avoir d’obligations légales vitales vis à vis d’elles. Assez vite, ces femmes répudiées qui dépendaient des époux pour vivre, se retrouvaient dans la misère. Lorsqu’elles ne tombaient pas en esclavage dans le strict sens du mot, elles se livraient à la prostitution qui est une forme terrible d’esclavage. Et pour attirer l’attention, elles avaient souvent la poitrine nue, à l’image des prostituées sacrées, connues en Mésopotamie et en Inde, régions avec lesquelles la péninsule arabique commerçait et avait des échanges culturels et humains intenses.

C’est donc aux femmes « dans la misère » et « nues » que le Coran demande de porter le voile ?

MA : Le voile se généralise avec l’Islam comme symbole d’une dignité retrouvée, à l’époque. La religion demande aux femmes qui se convertissent de se voiler afin d’être distinguée des esclaves ; comme une manière de dire pour chacune : « nous n’avons plus besoin de nous vendre (d’être des esclaves) ; la nouvelle religion nous apporte un statut et désormais nous avons des droits. Nos maris ne peuvent plus nous répudier à tort ou à raison et si le divorce est prononcé, nous conservons des moyens de subsistance ».

Ainsi donc le voile à de l’importance uniquement en fonction du contexte socioculturel dans lequel il apparaît. Il n’est donc pas un principe fondamental de l’Islam.

Vous nous dites qu’aux premiers jours de l’Islam, le voile était recommandé comme un signe ostensible de « libération » de la femme. Y a t il d’autres éléments du texte sacré qui attestent de cette volonté de l’Islam de libérer la femme et la rendant l’égale de l’homme ?

MA : Dans les deux autres religions monothéistes révélées, le judaïsme et le christianisme, la femme est rendue seule responsable de l’expulsion du paradis. Dans l’ancien testament, c’est Eve la responsable du Péché. Le serpent séduit Eve qui séduit l’homme. C’est pourquoi dans la Genèse, Dieu punit chacun ; il condamne le serpent à ramper et à manger de la terre et la femme est condamnée à accoucher dans la douleur et à être « soumise » à l’homme.

Dans le Coran, Dieu s’adresse « aux deux » protagonistes du paradis (Adam et Eve). Il use de la forme grammaticale du duel. Le texte met l’homme et la femme à totale égalité dans la responsabilité. Mais hélas, les interprétations coraniques qui sont souvent faites par des hommes, seront manipulées et l’on entendra dire que c’est Eve qui a incité Adam à manger du fruit de l’arbre défendu. Le Coran dit le contraire. « Satan les a séduits tous les deux. » ? Si j’insiste sur cette histoire biblique ET coranique, c’est pour dire qu’elle a une influence à travers les siècles sur les consciences et les imaginations des peuples et non pas pour juger les textes sacrés. Je reviens vers la Bible pour dire simplement l’évolution d’éléments communs dans les cultures sémitiques monothéistes.

Comment le voile est-il évoqué dans le texte du Coran ?

MA :
Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête.

Pouvez vous nous donner les références des huit Sourates en question ?

MA : Dans la Sourate 7, verset 46, le texte, qui évoque l’au-delà dit : « Un voile épais est placé entre le Paradis et la Géhenne (.). » Là, le mot hijab en arabe prend clairement le sens de rideau de séparation, comme dans les sept autres Sourates, même si le contexte est différent.

La Sourate 17, verset 45 aborde la protection « virtuelle » que Dieu apporte à Son Prophète lorsqu’il lit le Coran : « Quand tu lis le Coran, nous plaçons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future ».

La Sourate 19 verset 17 le mot voile est utilisé pour figurer la distance géographique que l’on met volontairement entre soi et d’autres : « (V16) Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient. (V 17) Elle plaça un voile entre elle et les siens.

Dans la Sourate 33, verset 53, le texte indique à ceux qui sont invités à entrer dans la demeure du Prophète et éventuellement à y prendre un repas, la conduite qu’ils doivent y avoir. La Sourate leur recommande de ne pas s’attarder après avoir mangé et de se retirer sans entreprendre de conversations familières après le repas. Et ajoute : « Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites le derrière un voile. Cela est plus pur pour votre cour et pour le leur ». Là aussi, le mot hijab à le sens de rideau et non pas celui du voile que l’on veut poser sur les têtes des femmes. Et ce n’est qu’en s’adressant aux épouses du Prophète que l’on doit le faire derrière un voile.

Dans la très poétique Sourate 38, le verset 33 évoque le hijab dans le sens de « crépuscule » : « Quand un soir on lui présenta de nobles cavales, il dit : « j’ai préféré l’amour de ce bien au souvenir de mon seigneur, jusqu’à ce que ces chevaux aient disparu derrière le voile. Ramenez-les-moi. » il se mit alors à leur trancher les jarrets et le cou ».

La Sourate 41, verset 5 évoque ceux qui se détournent de l’appel du Prophète : « Ils disent : « Nos cours sont enveloppés d’un voile épais qui nous cache ce vers quoi tu nous appelles ; nos oreilles sont atteintes de surdité ; un voile est placé entre nous et toi. Agis donc, et nous aussi nous agissons » ». Nous voyons bien là combien le voile (hijab) peut être positif (pour préserver le croyant qui risquerait de succomber aux charmes des épouses du Prophète, ou négatif puisqu’il empêche certains d’entendre l’appel de la nouvelle foi.

La sourate 42, verset 51 aborde la parole que Dieu transmet à l’homme. « Il n’a pas été donné à un mortel que Dieu lui parle si ce n’est par inspiration ou derrière un voile ou encore, en lui envoyant un Messager à qui est révélé, avec sa permission, ce qu’il veut. Il est très haut et sage ».

Dans la Sourate 83 verset 15, enfin, le Texte prévient les incroyants de leur sort : « Non ! Ils seront, ce Jour-là, séparés de leur Seigneur, puis ils tomberont dans la fournaise. On leur dira alors : « Voici ce que vous traitez de mensonge ! » ». (NDLR La traduction utilise le mot « séparation » pour restituer le mot arabe lamahgouboun construit sur la base de hijab).

Vous nous dites donc que les musulmans qui utilisent le mot « hijab » pour désigner le voile qui couvre la tête des femmes commettent un contre sens ?

MA :
Oui. Ils commettent un contre sens linguistique par rapport au vocabulaire coranique. Et les femmes musulmanes qui disent que le hijab est cité dans le Coran se trompent sur le sens du mot. Elles doivent comprendre le sens donné au mot.

Au delà de ce contre sens de mot, ceux qui incitent les femmes à se voiler, ne commettent-ils pas d’autres contre sens ?

MA :
Au contre sens linguistique, il faut ajouter un contre sens de but.

Le contre sens de but est le suivant : le voile devait désigner les femmes libérées de l’esclavage , parce qu’elle rejoignent la nouvelle religion. La communauté prendra désormais en charge les besoins de celles qui ne parviennent pas à subvenir à leurs propres besoins seules. C’est donc une « libération » à l’époque. J’insiste sur le mot « à l’époque ». parce qu’aujourd’hui, dans beaucoup de cas, le voile apparaît comme un asservissement de la femme. Ainsi donc il produit un effet contraire à celui qu’il doit atteindre. Que faut il alors privilégier ? Le voile coûte que coûte ou sa portée symbolique ? Faut il vouloir la forme plus que la liberté ?

La question que nous posons en réalité est celle de l’historicité du texte. La révélation se fait tout de même sur vingt trois ans de vie prophétique. Durant cette période, le Prophète fait bien entendu appel à sa raison pour mettre en adéquation la révélation, qu’il ne conteste pas !, avec la réalité.

Est-ce que le Coran recommande à toutes les femmes de se couvrir la tête et les épaules ? Et dans quel vocabulaire le fait-il ?

MA : Le Coran ne traite les habits de la femme que dans le large contexte de la vie sociale, de l’éducation et de la famille. Il incite à la « pudeur ».

Vous dites « pudeur », et ce mot, très employé notamment par les femmes qui portent le voile, à aujourd’hui une nette connotation sexuelle. N’y a t il pas en français une mauvaise traduction du sens du mot « ihticham » ? Ne faut-il pas plutôt parler de la « bienséance » plutôt que de la pudeur ?

MA : Vous avez probablement raison. Le Coran vise d’abord à la préservation sociale. Et dans cette lecture, il invite plus à la bienséance qu’à la pudeur avec sa connotation sexuelle, du moins lorsqu’il traite des habits. Mais les injonctions qui visent à la bienséance vestimentaire ne concernent pas que la femme ! Et c’est là une erreur majeure commise par les interprètes qui n’ont pas assez étudié. A chaque fois que le Coran parle de la tenue vestimentaire, il parle aux deux sexes.

Par exemple ?

MA : Sourate 24, versets 30 et 31 : Dis aux croyants de baisser leur regards, d’être chastes, ce sera plus pur pour eux. Dieu est bien informé de ce qu’ils font. Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leur atours, de rabattre leurs « voiles » « sur leurs poitrines », de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs (.). Les lectures du texte, aujourd’hui, doivent nous éclairer sur un point essentiel : le lien entre le(s) but(s) et le(s) moyen(s), ou encore apprendre à distinguer entre le stable et le variable, le stable étant l’objectif et le variable étant le moyen mis en ouvre pour atteindre l’objectif. Dans le cas présent de la Sourate 24, le but est que les hommes et les femmes soient libres et chastes. C’est la part stable du message, son intention spirituelle. Le moyen est donc secondaire.

Par quel mot en arabe le Coran désigne t il ce que les femmes doivent rabattre sur leurs poitrines ?

MA : La Sourate « Al Nour » que nous venons de citer nous donne le mot « Khimar ». « Wa liyadrabna bi khumurihenna ala jouyoubihenna ». Se demander ce que sont les « khumurs » ouvre une discussion déjà importante : la traduction du mot la mieux admise indique que c’est un vêtement large. Le mot « jouyoub » veut dire « poches » en arabe moderne. Mais un poète ante islamique, parlant de la beauté d’une belle, évoque ses « jouyoub » et nous apprend que la belle laissait « nue », c’est dire visible, sa poitrine. Le texte sacré invite donc les femmes à ne pas montrer leurs seins et à rabattre leurs amples vêtements sur leurs poitrines ; à ne se dévoiler que devant les leurs ; à ne pas avoir de conduite provocatrice. rien que de très banal en somme comme recommandation. Et cette invitation à la mesure se retrouve dans les trois religions monothéistes. En Islam, cette invitation s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

Faut-il donc comprendre de votre propos que le « khimar » est plus un vêtement sur les épaules qu’un voile qui partirait de la tête, la couvrant ainsi que la poitrine. ?

MA : Absolument. Les commentateurs anciens, comme Al Tabari par exemple, étaient peut-être plus proches du sens exact du texte parce qu’ils savaient à quoi le texte faisait allusion avec précision et quelle était la situation préalable au texte et que le texte sacré allait donc modifier. Comme avant l’apparition de l’Islam, certaines femmes avaient les seins nus pour les raisons déjà évoquées, alors le texte vient corriger les effets d’une situation préjudiciable aux droits de la femme. Ainsi donc, la démarche essentielle du texte, le propos principal, n’est pas de voiler ou non la tête ou les seins des femmes, mais de leur apporter liberté et protection par rapport au contexte dans lequel elles se trouvent. Et si aujourd’hui le contexte dans lequel elles se trouvent perçoit le voile comme une soumission, alors elles peuvent, pour dire leur liberté acquise par l’Islam, se montrer tête nue !

Le Coran prévoit une solution presque « technique » pour atteindre l’objectif (le stable). La solution technique à la soumission des femmes, à l’époque, est le voile. Le stable est donc la liberté des hommes et des femmes et leur égalité. Alors, il est nécessaire de ne retenir que le stable. Le voile est un moyen. Ce n’est pas un but. C’est du variable. C’est ce que nous disent les commentateurs anciens lorsqu’ils nous expliquent que le Coran doit être compris par rapport à ce qui le précède et à son contexte. Le statut des femmes tout à fait médiocre dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam et que l’Islam vient améliorer. Si la situation des femmes se détériore à nouveau, aujourd’hui par exemple, l’esprit du Coran, doit primer sur l’interprétation. Cet esprit est de libérer les opprimées. C’est la part stable du message. Le moyen employé est variable.

A qui s’adresse les injonctions vestimentaires du Coran et quelles en sont les contours ?

MA : Dans la Sourate 32, verset 59, le Coran nous donne une liste précise de ce qu’il faut faire et à qui cela s’adresse.

« Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de se couvrir de leurs « voiles » (il faut comprendre ici le mot voile dans le sens de vêtements) : c’est pour elle le moyen le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ».

Précisons tout de suite que le mot traduit par « voile » dans beaucoup de traductions de qualité est en réalité, en arabe, « jalbibihenna », qui est un possessif féminin pluriel de djellaba (galabeyya en égyptien). Il est donc manifeste que ce n’est pas d’un voile sur la tête qu’il est question mais d’un vêtement dont on se couvre. « Se couvrir de leurs voiles », n’indique donc en rien que la tête doit être couverte. La couverture de la tête à plus de rapport avec des habitudes de commodité qu’avec un symbole religieux quelconque.

Il suffit de voir une femme (ou un homme !), en occident ou en orient musulman, aux champs, dans le désert ou en mer, pour comprendre que l’on travaille plus confortablement avec les cheveux ramassés et la tête protégée du soleil. De plus, le Coran n’invite pas à se « cacher » en se couvrant, mais à se « désigner aux autres comme un être libre ».

L’objet de cette sourate n’est pas de « camoufler » d’éventuels charmes féminins mais de permettre aux femmes, anciennement objets de convoitises réductrices de leur liberté, d’affirmer qu’elles sont désormais libres. C’est cela qu’il faut retenir. Et je répète : si le voile aujourd’hui indique la soumission d’une femme, alors il est urgent que les femmes s’en défassent. Pour pouvoir répondre à cette question, demandons nous si l’Islam invite à la soumission ? et à qui ? à l’homme ou à Dieu ? Dans ce cadre, la « couverture » s’adresse à toutes les femmes ; épouses et filles du prophète, épouses des croyants. Cela veut dire que l’Islam rend libre toutes celles qui l’embrassent.

Comment distinguer dans le texte entre ce qui s’adresse aux épouses du prophète et ce qui s’adresse à toutes les croyantes ?

MA : Sourate 32 verset 32 et 33 : Ô vous les femmes (Epouses NDLR) du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le cœur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable. Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes au temps de l’ancienne ignorance (Jahiliyya) ». En arabe cela donne : Yanissa’a al Nabi lastunna ka’ahad minal nisa. » Tabari nous explique que le sens du texte est que les femmes ne ressemblent pas, en sortant de leurs demeures, aux esclaves. La liberté apportée aux femmes dont la condition était mauvaise, voilà le sens profond et aujourd’hui perdu du texte.

Ce qui concerne les épouses du Prophète, présentées comme une sorte de modèle de la femme, peut-il s’appliquer à toutes les femmes musulmanes soucieuses de tendre vers la perfection ?

MA : Ma réponse doit être en deux temps : Pour parler des croyants des deux sexes le Coran fait usage du mot mou’menina et mou’menati : « qul lelmou’menina (…) wa qul lelmou’menati ». « Dis au Croyants (…) et dis aux croyantes ». Lorsqu’il parle des épouses du Prophète, il utilise les mots épouses. De plus, la Sourate 32 verset 32 explique bien que « les épouses du Prophète ne sont comparables à aucune autre femme ». Le Coran ne demande pas aux femmes de la communauté de ressembler aux épouses du Prophète. Cependant, comme cela n’est pas formellement interdit, les femmes musulmanes peuvent chercher dans les épouses du Prophète un modèle à suivre. Mais il est important qu’elles suivent l’exemple de la spiritualité et de la liberté des épouses du Prophète, et non pas qu’elles cherchent à les imiter sans comprendre les raisons des gestes des épouses du Prophète. La recherche et l’affirmation de la liberté doivent primer.

Attention tout de même à l’idée qui consiste, pour certaines femmes, à appliquer à elles-mêmes ce qui n’est exigible que des épouses du Prophète. Il leur était interdit, par exemple, de se remarier après la mort du Prophète. Est-ce qu’une femme musulmane veuve trouverait salutaire, parce qu’elle généralise les conditions imposées aux seules épouses du Prophète, que les veuves musulmanes ne puissent pas se remarier ?

Pourquoi les femmes musulmanes, dans les pays musulmans, se voilent – elles ?

MA : Il faut effectuer cette recherche à plusieurs niveaux : fouiller l’histoire, les traditions, les cultures des peuples. Lorsqu’on se trouve dans un champs strictement religieux, au niveau du « sacré », lorsqu’on recherche les devoirs des croyants, le licite et l’illicite, la punition, nous devons absolument rechercher « l’esprit du texte », c’est à dire la part stable de celui ci.

En ce qui concerne le voile, il y a une tendance aujourd’hui à tout vouloir mélanger. C’est un comportement souvent lié à l’ignorance et à lecture du texte à un seul niveau, c’est à dire sans lui accorder de profondeur historique. Le message de l’Islam est intemporel. Comme d’ailleurs celui des deux autres religions monothéistes. Mais il n’est compréhensible que s’il l’on se reporte au contexte dans lequel le Coran à été délivré. C’est exactement ce que ne font pas (ne font plus), les musulmans aujourd’hui. Ainsi, certains fous, certains fondamentalistes, mus par des mobiles qui n’ont rien à voir avec la foi, présentent aux masses ignorantes et analphabètes une lecture limitée et orienté du texte. Pour avoir le courage de la discuter, il faut avoir la culture de la discussion et du débat. Cela s’apprend dans les familles et dans les écoles et ce n’est pas le cas dans la très grande majorité des pays musulmans (et non musulmans !) aujourd’hui. Alors les femmes se voilent. Les hommes cherchent refuge dans un ailleurs meilleur que leur environnement immédiat qui est celui de la misère économique et l’indigence sociale et culturelle. Et progressivement, cet ailleurs s’est transformé en un « après » marchandé. Comme la vie ici bas est difficile et misérable, l’on se réserve un après meilleur. Et l’on donne à Dieu « des gages » de sa bonne conduite sur terre, et appliquant ce qui est présenté par les manipulateurs et les hypocrites comme étant la foi musulmane, déviée de son sens initial et « vendue » aujourd’hui sous la seule lecture de l’intégrisme qui voile les femmes et hurle sa haine de « l’Occident » en particulier et de « l’autre » en général. La lutte des classes qui se déroulait au sein d’un même pays, au sein d’une même société, est devenue une lutte des régions au sein d’un même monde globalisé. Et cela s’exprime, entre autres, par le biais d’un Islam détourné de son sens, sous l’influence d’ignorants riches et marchands de pétrole, dans le monde musulman et ailleurs.

Que dites-vous aux femmes et aux filles musulmanes qui se voilent en France ?

MA : D’abord, si elle veulent se dire musulmanes, je leur demande de bien connaître leur religion. C’est à dire le texte et son histoire. Connaître avant de choisir. Connaître et débattre. ET choisir lorsqu’elles sont adultes, en âge et en savoir. Ensuite, je les invite à dire leur liberté.

La liberté ce n’est pas de se voiler si elles le veulent. C’est de s’affirmer comme libre dans une société qui leur ouvre les voies de la liberté. Elles sont françaises. Elles sont donc une partie de la société française. Si le voile est un obstacle à leur liberté, c’est à dire à leur immersion totale dans leur société, alors elles doivent réfléchir et chercher à s’approprier les valeurs de la société française qui est la leur. Les filles musulmanes doivent chercher et parler des valeurs coraniques qui s’adressent à l’humanité toute entière. Elles ne doivent pas se focaliser sur le voile ou d’autres sujets semblables qui dépendent plus d’un contexte variable que d’une vision sttable du monde.

N.B. Pour les citations du Coran, la traduction utilisée est celle de Denise Masson, Essai d’Interprétation du Coran Inimitable, Dar Alkitab Allubnani, Beyrouth, Liban.


(*) Qui est le Professeur Mahmoud Azab

Après des études à l’université d’Al Azhar au Caire, Mahmoud Azab obtient en France un Doctorat en études sémitiques (Sorbonne 1978). Il a été professeur de langues sémitiques à l’université d’Al Azhar au Caire. Il a été professeur coopérant chargé de l’enseignement bilingue au sein de nombreuses universités africaines (Niger, Tchad.). Il a également été délégué de l’Université d’Al Azhar aux conférences internationales de dialogues interculturels. Il a été nommé en 1996 à Paris comme professeur associé d’arabe classique (langue et littérature) à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O ») où il est professeur titulaire d’islamologie depuis 2002.

Sources: http://garbi.unblog.fr

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Nadia Fassi Fihri est à partir d'aujourd’hui, mardi 16 juin 2015, la nouvelle PDG (Président Directeur Général) de Inwi. Frédéric Debord,; l'actuel Directeur Général, conserve son poste.

Nadia Fassi Fehri, nouvelle patronne de Inwi
Nadia Fassi Fehri à la tête de Inwi
Nadia Fassi Fihri est née en 1972, après avoir obtenu son bac au lycée Lyautey à Casablanca en 1989, elle poursuit ses études à l'École Polytechnique de Paris, puis à l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées et obtient un MBA en 2005 à l'ESCP (École supérieure de commerce de Paris).

Elle a été Directeur de Développement de Managem (filiale de l'ONA) pendant 9 années, de 1996 à 2005, puis Directeur des Ressources Humaines et de la Communication à l'ONA de 2006 à 2008 et ensuite Directeur Général de FC COM et FC Media.

Nadia vient d'une famille qui ferait un peu rêver :

- Abbas El Fassi: ex-Premier ministre
- Taïeb Fassi-Fihri (cousin de Abbas El Fassi) : ex-Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
- Ali Fassi Fihri (Frère de Taïeb Fassi-Fihri) : DG de l'ONEP, DG de l'ONE et président de la Fédération Royale Marocaine de Football.
- Yassmina Baddou (épouse Ali Fassi Fihri) : ex-minstre de la santé
- Nizar Baraka (époux Radia El Fassi, la fille d'Abbas El Fassi) : ex-Ministre Délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales
- Ibrahim Fassi Fihri (Fils Taieb Fassi Fihri) : Président de L'institut Amadeus (Think Tank)
- Othman Fassi Fihri : PDG - Société Nationale des Autoroutes du Maroc
- Zouheir Fassi Fihri : Président de Primarilos filiale du holding royal SIGER
- Fihr El Fassi (Fils de Abbas El Fassi) : Conseiller au nom du parti Istiqlal

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Les 7 sportifs les plus importants dans l'histoire du sport marocain 




Qui est Nadia Fassi Fehri, la nouvelle PDG de Inwi


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Elle a été Directeur de Développement de Managem (filiale de l'ONA) pendant 9 années, de 1996 à 2005, puis Directeur des Ressources Humaines et de la Communication à l'ONA de 2006 à 2008 et ensuite Directeur Général de FC COM et FC Media.

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Karim Zaz est né le 2 décembre 1965 de père Marocain et de mère Française bretonne, à Meknès et a grandi à Casablanca, il est connu pour avoir été pendant plus de 10 années le PDG (Président Directeur Général) de Wana Corporate (aujourd'hui Inwi), dont il est le fondateur.  


Après le bac, Karim poursuit ses étude à l’École polytechnique de Paris puis à l’École Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST, devenue Télécom ParisTech) et intègre le Corps des Télécoms plus tard fusionné avec le Corps des Mines.

Après 5 années en tant que chef de projets de télécommunications au Ministère de l'Intérieur en France, en 1994, il rentre au Maroc où il devient directeur de la promotion de l'emploi de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail, premier opérateur public marocain chargé de la formation professionnelle.

En 2007, alors qu'il préside déjà l'opérateur Wana Corporate depuis sept ans, Karim Zaz sera l'un des parrains franco-marocains de la Fondation Zakoura Micro Crédit présidée par Noureddine Ayouch.

En 2009, Karim quitte Wana, qu'il a fondé et dirigé pendant plus de 10 ans, à Mohammed Lamrani et souhaitant à Inwi un "très beau futur"
En 2010, il lance Kenza Mall, plateforme E-commerce.

Jeune Karim Zaz
Karim Zaz en compagnie de son fils

Affaire Karim Zaz 

À la suite d'une plainte de la nouvelle direction générale d'Inwi enregistrée en juin 2013, Karim Zaz est accusé d'avoir pris part à un détournement de trafic international de télécommunications et arrêté le 4 mars 2014. L’ancien patron d'Inwi, affilé à la Société nationale d'investissement (SNI), est présenté devant le juge d’instruction du tribunal de première instance de Ain Sebaâ à Casablanca le lundi 11 mars 2014.


Selon un blog sur l'affaire Zaz, l'enquête est diligentée par Rachid SEFRIOUI directeur chez INWI en
charge du dossier et surtout fils de Hassan SEFRIOUI ancien patron de la DST.

En Avril 2015, le verdict est tombé: Karim Zaz, l'ancien patron emblématique de l'opérateur téléphonique Wana a été condamné lundi à cinq ans de prison ferme, principalement pour "détournement d'appels internationaux".

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En 2007, alors qu'il préside déjà l'opérateur Wana Corporate depuis sept ans, Karim Zaz sera l'un des parrains franco-marocains de la Fondation Zakoura Micro Crédit présidée par Noureddine Ayouch.

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Les Arabes sont arrivés en Afrique du nord pendant le 7e siècle. Malgré que les berbères s’étaient convertis à l’Islam, leur pureté ethnique et linguistique a été préservée jusqu’à nos jour.

Jeune Femme Marocaine Amazigh
Les dynasties berbères ont régné sur le Maroc longtemps pendant la période médiévale. 
Malgré que la dynastie Alaouite (souveraine depuis le 17e siècle à nos jours) soit considérée arabe, l’épouse de feu SM le roi Hassan II, Latifa était berbère comme l’étaient les femmes de précédents monarques Alaouites. La culture berbère est ce qui fait la différence entre la mentalité maghrébine et la mentalité du moyen orient.

Pour définir le Maroc, il faut tenir compte de 2 réalités importantes : la première est que les peuples Amazigh représentent la majorité des marocains. Plusieurs Amazigh ont grandi en parlant l’un des dialectes berbères et ne sont pas arabophones.
Linguistiquement parlant, la langue arabe a toujours eu un avantage grâce à la religion d’Islam, qui a introduit l’Arabe comme langue supérieure divine.

Le Maroc et l’Afrique du nord ont confondu langue Arabe et Islam.
Être musulman ne veut pas dire être Arabe, et le Maroc pour des raisons politiques a choisi de rejoindre la ligue Arabe après l’indépendance de la France. Le Maroc aujourd’hui est constitué d’Amazigh arabisés. La Darija (le dialecte arabe marocain) est répandu partout au Maroc, mais n’est pas la langue maternelle pour plusieurs marocains.

2e réalité : le Français peut très bien être la 2e langue du Maroc.

La France a colonisé le Maroc pendant 44ans, elle a profondément influencé presque tous les aspects de la culture et société marocaine. Quand le Maroc a gagné son indépendance en 1956, il était clair qu’un retour aux traditions ne se fera pas. Même si la langue Arabe a été mise en tant que langue officielle, tous les yeux étaient rivés vers le nord, vers l’ancien colonisateur, en tant que modèle de modernisation.

Comme la plupart des pays arabes, le Maroc a dû faire face à une impasse entre la continuité du développement initialisé par le colonisateur, et revenir aux traditions. Le désir de modernisation menaçait l’identité arabe. Le Français est resté la langue professionnelle dans les administrations, les entreprises, la science et autres secteurs « modernes ».


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Première étude sur l'impuissance sexuelle au Maroc




Est-ce que le Maroc est Arabe?


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Pour définir le Maroc, il faut tenir compte de 2 réalités importantes : la première est que les peuples Amazigh représentent la majorité des marocains. Plusieurs Amazigh ont grandi en parlant l’un des dialectes berbères et ne sont pas arabophones.
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Comme la plupart des pays arabes, le Maroc a dû faire face à une impasse entre la continuité du développement initialisé par le colonisateur, et revenir aux traditions. Le désir de modernisation menaçait l’identité arabe. Le Français est resté la langue professionnelle dans les administrations, les entreprises, la science et autres secteurs « modernes ».


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Première étude sur l'impuissance sexuelle au Maroc





Plus de 70% des femmes marocaines mariées vivent avec un époux impuissant.



L'étude réalisée par l'Association Marocaine d'Urologie auprès de plusieurs femmes (nombre exacte à confirmer), a démontré que seulement 5% des femmes poussent leurs maris à consulter un professionnel.

D'après les déclarations du Professeur Redouane Rabii, président de l'association, à Radio Aswat, cette étude est une première dans son genre, parce qu'elle a été réalisée auprès des épouses et non auprès des hommes qui risquent de nier ou cacher ce type de dysfonctionnement.

Qu'est ce que l'impuissance sexuelle?

L'impuissance sexuelle ou dysfonction érectile consiste, soit dans l'impossibilité durable d'obtenir une érection valable, soit de ne pouvoir la maintenir si elle est obtenue avec une rigidité pénienne suffisante pour l'accomplissement de l'acte sexuel au moment précis de la pénétration. Lorsqu'elle ne consiste que dans une absence de désir sexuel, il est alors question d'aphanisis. (Wikipedia)

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Ou bien "5 raisons pour travailler à côté de votre maison", tout dépend de comment vous voyez les choses. 

Beaucoup de personnes ne prennent pas ce critère très en considération quand ils choisissent entre 2 offres de travail (pour les plus chanceux), ou quand ils recherchent un emploi. Et pourtant, la distance que vous avez à parcourir tous les jours pour aller et revenir du bureau joue un rôle très important, et la science nous le confirme, dans la productivité, la compétitivité et l’état de santé physique et moral.



1. Vous dormez plus :

Parce que vous faîtes 15 minutes pour aller de chez vous au bureau. Donc forcément, si vous commencez à travailler à 8h30, il n y a pas de raisons que vous vous réveilliez à 7h du matin !
Vous pouvez même rentrez chez vous entre midi et 2 pour faire une belle petite sieste. (Sans nous lancer sur les bienfaits de la sieste).

La science nous dit que l’humeur, le dynamisme et le sommeil sont interdépendants.
Commencer sa journée après avoir suffisamment dormi permet de travailler de façon plus concentrée, plus productive. 
À l’inverse, la fatigue (chronique) provoque une diminution des facultés, et à longue durée, rend amer. Et parmi les conséquences, l’insomnie.

Le manque en sommeil provoque une carence en glutamine, cet acide aminé impliqué dans la stabilisation du système immunitaire, le renforcement des cellules intestinales et qui a un effet positif sur le stress et les sautes d’humeur.

En gros, si vous dormez peu (ou mal), vous êtes d’abord incompétent et ensuite triste.
Vous pouvez dormir plus longtemps même en travaillant à 1h de votre maison. Mais quand est-ce que vous allez vivre votre vie ?

2. Vous serez le moins stressé au bureau :

Parce que, comme on le disait plus haut, un bon sommeil a un effet très positif sur le stress. 
Mais aussi parce que vous passez beaucoup moins de temps dans votre voiture, dans les embouteillages ou dans les transports en commun. Vous fournissez le moins d’efforts avant d’arriver au bureau. Vous ne vous énervez pas à cause d’un conducteur imprudent. Vous arrivez au bureau le matin, frais, souriant et plein d’énergie, pour commencer une journée productive.  

3. Vous aurez une vie :

Imaginons, vous sortez à 18h et à 18h15 vous êtes chez vous, pas très fatigué. Vous pouvez allez à votre salle de sport vous entraîner pendant 1h, aller prendre un café avec vos amis, jouer avec vos enfants (si vous en avez) et même aller au Cinéma après. Oui ! Vous avez tout votre temps.

Maintenant imaginons, vous sortez à 18h et si tout va bien, à 20h vous êtes chez vous, fatigué, épuisé et stressé. Vous ne pensez qu’à manger et aller vous reposer. A longue durée, vous êtes gros (parce que vous mangez malsain et vous ne faîtes pas de sport –parce que vous n’en avez pas le temps-, et vous êtes stressé et triste).

4- Vous serez compétent au bureau et vous allez être promu :

D’abord vous pouvez très bien être le premier au bureau et le dernier à en sortir, ce qui est très bien vu par votre patron qui apprécie votre engagement. 

Mais pour vous c’est facile, vous commencez à 8H30 ? Vous sortez à 8h et vous êtes au bureau à 8h15 avant tout le monde.
Vous sortez à 18h ? Aller, vous pouvez rester 1h de plus.

Mais pas que cela, votre dynamisme, votre bonne humeur et votre énergie au matin et pendant toute la journée seront très bien vus par votre patron. Vous dormez bien, vous faîtes du sport et vous n’êtes pas stressé, tout cela vous aide à être bien concentré et être créatif au bureau.

5- Vous êtes svelte :

Le stress fait grossir. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est la science.
Des scientifiques ont découvert qu'une prise de poids peut être due au stress, même en l'absence d'apport calorique supplémentaire
Ils ont identifié expérimentalement un peptide produit entre autres par l'hypothalamus, dont le taux augmente en cas de stress et qui stimulerait alors la masse grasse, notamment abdominale.

A part le stress, si vous habitez loin de votre bureau, vous avez plus de chances de manger des aliments trop caloriques (Sandwich, Burgers, etc.) et vous n’avez ni le temps ni l’énergie à faire du sport.
Donc vous êtes probablement gros, ou vous le serez dans quelques années si vous ne changez pas votre mode de vie.

Conclusion :

Généralement, en recherchant un travail, nous n’avons pas trop le choix. Nous sommes conscients que les temps et la vie sont durs. Mais par cet article, nous essayons de rappeler aux lecteurs, que le capital santé, physique et mentale est le plus important patrimoine que vous possédez sur cette terre. Prenez en très soin et faîtes les bons choix (à long terme).

5 raisons pourquoi vous DEVEZ habiter à côté de votre bureau


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1. Vous dormez plus :

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La science nous dit que l’humeur, le dynamisme et le sommeil sont interdépendants.
Commencer sa journée après avoir suffisamment dormi permet de travailler de façon plus concentrée, plus productive. 
À l’inverse, la fatigue (chronique) provoque une diminution des facultés, et à longue durée, rend amer. Et parmi les conséquences, l’insomnie.

Le manque en sommeil provoque une carence en glutamine, cet acide aminé impliqué dans la stabilisation du système immunitaire, le renforcement des cellules intestinales et qui a un effet positif sur le stress et les sautes d’humeur.

En gros, si vous dormez peu (ou mal), vous êtes d’abord incompétent et ensuite triste.
Vous pouvez dormir plus longtemps même en travaillant à 1h de votre maison. Mais quand est-ce que vous allez vivre votre vie ?

2. Vous serez le moins stressé au bureau :

Parce que, comme on le disait plus haut, un bon sommeil a un effet très positif sur le stress. 
Mais aussi parce que vous passez beaucoup moins de temps dans votre voiture, dans les embouteillages ou dans les transports en commun. Vous fournissez le moins d’efforts avant d’arriver au bureau. Vous ne vous énervez pas à cause d’un conducteur imprudent. Vous arrivez au bureau le matin, frais, souriant et plein d’énergie, pour commencer une journée productive.  

3. Vous aurez une vie :

Imaginons, vous sortez à 18h et à 18h15 vous êtes chez vous, pas très fatigué. Vous pouvez allez à votre salle de sport vous entraîner pendant 1h, aller prendre un café avec vos amis, jouer avec vos enfants (si vous en avez) et même aller au Cinéma après. Oui ! Vous avez tout votre temps.

Maintenant imaginons, vous sortez à 18h et si tout va bien, à 20h vous êtes chez vous, fatigué, épuisé et stressé. Vous ne pensez qu’à manger et aller vous reposer. A longue durée, vous êtes gros (parce que vous mangez malsain et vous ne faîtes pas de sport –parce que vous n’en avez pas le temps-, et vous êtes stressé et triste).

4- Vous serez compétent au bureau et vous allez être promu :

D’abord vous pouvez très bien être le premier au bureau et le dernier à en sortir, ce qui est très bien vu par votre patron qui apprécie votre engagement. 

Mais pour vous c’est facile, vous commencez à 8H30 ? Vous sortez à 8h et vous êtes au bureau à 8h15 avant tout le monde.
Vous sortez à 18h ? Aller, vous pouvez rester 1h de plus.

Mais pas que cela, votre dynamisme, votre bonne humeur et votre énergie au matin et pendant toute la journée seront très bien vus par votre patron. Vous dormez bien, vous faîtes du sport et vous n’êtes pas stressé, tout cela vous aide à être bien concentré et être créatif au bureau.

5- Vous êtes svelte :

Le stress fait grossir. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est la science.
Des scientifiques ont découvert qu'une prise de poids peut être due au stress, même en l'absence d'apport calorique supplémentaire
Ils ont identifié expérimentalement un peptide produit entre autres par l'hypothalamus, dont le taux augmente en cas de stress et qui stimulerait alors la masse grasse, notamment abdominale.

A part le stress, si vous habitez loin de votre bureau, vous avez plus de chances de manger des aliments trop caloriques (Sandwich, Burgers, etc.) et vous n’avez ni le temps ni l’énergie à faire du sport.
Donc vous êtes probablement gros, ou vous le serez dans quelques années si vous ne changez pas votre mode de vie.

Conclusion :

Généralement, en recherchant un travail, nous n’avons pas trop le choix. Nous sommes conscients que les temps et la vie sont durs. Mais par cet article, nous essayons de rappeler aux lecteurs, que le capital santé, physique et mentale est le plus important patrimoine que vous possédez sur cette terre. Prenez en très soin et faîtes les bons choix (à long terme).

"Dormir sur le même lit que son épouse, rend l'homme stupide". Voilà le titre choisi par Hespress pour son article "scientifique" du jour.


L'étude en question date de 2006. Un chercheur autrichien s'est amusé à étudier le sommeil de 8 couples pendant 20 jours. Il est sorti avec l'observation que les individus (hommes et femmes) avaient un meilleur sommeil quand ils dormaient seuls. Une observation plus accentuée plus ou moins chez les hommes.

Sans forcément faire des conclusions, le chercheur souligne également que le manque de sommeil entraîne une augmentation des niveaux de stress et une diminution de la concentration. Rien de nouveau dans tout cela.

Hespress n'a retenu dans cette article (qui date de 8 ans) que : "homme", "femme", "lit", "mauvais sommeil".
Honte au premier site d'info au Maroc de véhiculer de fausses informations comme celles-ci.


Hespress aurait pu faire une lecture plus intelligente, par exemple souligner que dans l'article, on ne mentionne pas si les couples en question s'entendent bien, si l'un des partenaire ronfle, bouge ou parle pendant son sommeil, ce qui est perturbateur pour l'autre, etc., et ce qui peut être, sont les vraies raisons du mauvais sommeil.

La seule réconciliation à avoir ici est les commentaires des internautes, eux aussi indignés de ce type d'articles.

Pour lire l'article en question (en arabe).
Qu'est ce que la pseudo-science?

Honte à Hespress, le 1er site d'information au Maroc détourne un article de Pseudo-Science pour augmenter son audience


"Dormir sur le même lit que son épouse, rend l'homme stupide". Voilà le titre choisi par Hespress pour son article "scientifique" du jour.


L'étude en question date de 2006. Un chercheur autrichien s'est amusé à étudier le sommeil de 8 couples pendant 20 jours. Il est sorti avec l'observation que les individus (hommes et femmes) avaient un meilleur sommeil quand ils dormaient seuls. Une observation plus accentuée plus ou moins chez les hommes.

Sans forcément faire des conclusions, le chercheur souligne également que le manque de sommeil entraîne une augmentation des niveaux de stress et une diminution de la concentration. Rien de nouveau dans tout cela.

Hespress n'a retenu dans cette article (qui date de 8 ans) que : "homme", "femme", "lit", "mauvais sommeil".
Honte au premier site d'info au Maroc de véhiculer de fausses informations comme celles-ci.


Hespress aurait pu faire une lecture plus intelligente, par exemple souligner que dans l'article, on ne mentionne pas si les couples en question s'entendent bien, si l'un des partenaire ronfle, bouge ou parle pendant son sommeil, ce qui est perturbateur pour l'autre, etc., et ce qui peut être, sont les vraies raisons du mauvais sommeil.

La seule réconciliation à avoir ici est les commentaires des internautes, eux aussi indignés de ce type d'articles.

Pour lire l'article en question (en arabe).
Qu'est ce que la pseudo-science?


La presse anglaise, y compris la BBC, ont parlé de l’agression de la jeune britannique à Marrakech il y a quelques jours.
Naomie Greenslade arrive à Marrakech comme bénévole dans des orphelinats avec d'autres personnes et se trouve victime d'agression à l'arme blanche.


Naomie Greenslade est infirmière dans un cabinet dentaire dans une ville du Pays de Galles. Mercredi soir, elle rentrait avec d'autres bénévoles dans le lieu où elle réside au quartier Rmila quand elle fut attaquée par un individu qui brandissant un grand couteau.

Voulant prendre le sac de Naomie qu'elle mettait en bandoulière, l'individu menace Naomie mais elle ne se laisse pas faire. C'est alors qu'il lui assène un coup avec son couteau; il visait apparemment sa poitrine mais Naomie réussit à l'éviter. Elle est, toutefois, touchée à la cuisse, une blessure qui a nécessité vingt points de suture. 



Naomie Greenslade, qui fait du bénévolat pour le service d'ambulance gallois dans ses temps libres, a confié qu'elle pensait qu'elle allait mourir quand elle a vu la blessure à la jambe. Sa blessure ne l'a, toutefois, pas empêchée de voir un autre orphelinat. "Je suis venue ici pour travailler avec les orphelins et j'ai réussi à visiter un centre pour bébés orphelins malgré mes blessures."

Néanmoins, si la jeune galloise a apprécié la rapidité de la police qui a capturé l'agresseur en quelques heures, elle pointe du doigt les dangers qui guette les femmes dans une ville touristique comme Marrakech. "Je ne veux pas m'avouer vaincue par cette attaque, mais elle a vraiment touché ma confiance; je ne reviendrais pas au Maroc".

L'agresseur a été vite arrêté par la police, notamment grâce au t-shirt de l'équipe anglaise de football quil portait. D'abord accusé d'agression à l'arme blanche, il est à présent accusé de tentative de meurtre. 


(Source : emarrakech.info)

Coup dur pour le tourisme au Maroc : La touriste britannique parle de son agression à Marrakech


La presse anglaise, y compris la BBC, ont parlé de l’agression de la jeune britannique à Marrakech il y a quelques jours.
Naomie Greenslade arrive à Marrakech comme bénévole dans des orphelinats avec d'autres personnes et se trouve victime d'agression à l'arme blanche.


Naomie Greenslade est infirmière dans un cabinet dentaire dans une ville du Pays de Galles. Mercredi soir, elle rentrait avec d'autres bénévoles dans le lieu où elle réside au quartier Rmila quand elle fut attaquée par un individu qui brandissant un grand couteau.

Voulant prendre le sac de Naomie qu'elle mettait en bandoulière, l'individu menace Naomie mais elle ne se laisse pas faire. C'est alors qu'il lui assène un coup avec son couteau; il visait apparemment sa poitrine mais Naomie réussit à l'éviter. Elle est, toutefois, touchée à la cuisse, une blessure qui a nécessité vingt points de suture. 



Naomie Greenslade, qui fait du bénévolat pour le service d'ambulance gallois dans ses temps libres, a confié qu'elle pensait qu'elle allait mourir quand elle a vu la blessure à la jambe. Sa blessure ne l'a, toutefois, pas empêchée de voir un autre orphelinat. "Je suis venue ici pour travailler avec les orphelins et j'ai réussi à visiter un centre pour bébés orphelins malgré mes blessures."

Néanmoins, si la jeune galloise a apprécié la rapidité de la police qui a capturé l'agresseur en quelques heures, elle pointe du doigt les dangers qui guette les femmes dans une ville touristique comme Marrakech. "Je ne veux pas m'avouer vaincue par cette attaque, mais elle a vraiment touché ma confiance; je ne reviendrais pas au Maroc".

L'agresseur a été vite arrêté par la police, notamment grâce au t-shirt de l'équipe anglaise de football quil portait. D'abord accusé d'agression à l'arme blanche, il est à présent accusé de tentative de meurtre. 


(Source : emarrakech.info)

Un reportage réalisé par le français Pathé, revient sur la richesse et la diversité culturelle du Maroc.
La vidéo se passe en 1910, on voit les différents styles vestimentaires, capillaires, etc. des Marocains selon leur origine du Maroc.


Intéressant à regarder : 


Vidéo sur la diversité et la richesse culturelle au Maroc d'il y a 100 ans


Un reportage réalisé par le français Pathé, revient sur la richesse et la diversité culturelle du Maroc.
La vidéo se passe en 1910, on voit les différents styles vestimentaires, capillaires, etc. des Marocains selon leur origine du Maroc.


Intéressant à regarder : 



Trois personnes armées ont semé la terreur jeudi soir à Derb Ghallef. La police a réussi à arrêter l'un d'entre eux, mais les deux autres ont pris la fuite.


Le délinquant arrêté
Des coups de feu ont éclaté jeudi soir dans le quartier de Derb Ghallef.

Les policiers ont débarqué après les appels au secours de nombreux habitants du quartier. Les circonstances exactes sont encore floues, mais trois délinquants ont menacé et vraisemblablement agressé plusieurs résidents avec des armes blanches.

Vers 21h30, au moins quatre estafettes des forces d'intervention rapide sont intervenues et ont tiré plusieurs coups de feu, blessant un des trois individus au genou, tandis que les deux autres ont réussi à s'enfuir.

Le blessé a été transporté à l’hôpital Ibn Rochd à Casablanca afin de recevoir les premiers soins. Il est actuellement en garde à vue, interrogé par la police qui cherche à connaître les détails et les circonstances de l'incident et à découvrir ses complices.

(Source : H24)

Des coups de feu à Derb Ghallef : Voilà ce qui s'est réellement passé


Trois personnes armées ont semé la terreur jeudi soir à Derb Ghallef. La police a réussi à arrêter l'un d'entre eux, mais les deux autres ont pris la fuite.


Le délinquant arrêté
Des coups de feu ont éclaté jeudi soir dans le quartier de Derb Ghallef.

Les policiers ont débarqué après les appels au secours de nombreux habitants du quartier. Les circonstances exactes sont encore floues, mais trois délinquants ont menacé et vraisemblablement agressé plusieurs résidents avec des armes blanches.

Vers 21h30, au moins quatre estafettes des forces d'intervention rapide sont intervenues et ont tiré plusieurs coups de feu, blessant un des trois individus au genou, tandis que les deux autres ont réussi à s'enfuir.

Le blessé a été transporté à l’hôpital Ibn Rochd à Casablanca afin de recevoir les premiers soins. Il est actuellement en garde à vue, interrogé par la police qui cherche à connaître les détails et les circonstances de l'incident et à découvrir ses complices.

(Source : H24)

Chers compatriotes,

Vous possédez peut être un passeport Marocain que vous n'utilisez pas, vos parents sont peut être tous les deux Marocains, vous savez peut être danser sur du Chaâbi, vous avez un ou 2 Caftans dans votre garde-robe, vous êtes nés en France, en Belgique ou en Hollande, mais vous vous dîtes Marocain ? Désolé de vous dire que vous ne l'êtes pas. En voici les raisons :

 

1- Vous ne parlez pas Arabe (ni berbère)

Le petit dialecte à petit vocabulaire que vous sortez pour parler à un commerçant, à votre grand-mère ou votre cousin -parce qu'ils ne comprennent pas votre langue européenne- n'est pas de l'Arabe. C'est un langage que parleraient des enfants de 2 ans entre eux.
Vous ne pouvez pas lire du Najib Mahfouz, Nizar Qabbani ou Taha Hussein.
Vous ne pouvez pas converser avec un Libanais, un Dubaïote ou un Soudanais. Vous ne pouvez pas parler de science, décrire un beau paysage ou être éloquent en Arabe. Cette belle langue riche en vocabulaire et poétique vous est inconnue.

2- Vous n'êtes pas Arabe


Non, vous êtes Berbère et Africain et peut être un peu Arabe. Vous avez plus de points en commun avec un Ivoirien qu'avec un Émirati. Vous saviez que nous avons presque les mêmes traditions de mariage? Non. Alors arrêtez de répandre les clichés.

3- Vous ne connaissez rien à l'Islam

D'abord parce que vous ne pouvez pas lire l'Arabe, langue du Coran, ensuite parce que la religion est plutôt un héritage culturel chez vous. Au meilleur des cas vous avez lu une traduction d'un texte très bien écrit en Arabe avec des passages parfois ouverts à l'interprétation, interprétés comme l'a souhaité le traducteur (avec toute bonne foi sûrement).
Vous ne savez pas que le Hijab (Voile) tel que connu aujourd'hui n'a jamais été cité dans le Coran et vous ne savez pas que la circoncision est une tradition (Sunna) abrahamique et qu'elle n'a jamais été citée dans le Coran.

4- Vous véhiculez une mauvaise image du Maroc

Vous êtes vulgaires, vous parlez forts dans les restaurants, les aires de repos et dans la rue. Vos voitures sont des boîtes de nuit ambulantes avec une musique de mauvais goût.
Vous êtes impolis et vous ne savez rien du savoir-vivre, de l'art de la table et de l'étiquette marocains.
Vous vous habillez mal et vos cheveux sont mal coiffés.
Vous ne faîtes pas de grandes études, vous ne pratiquez pas des métiers intéressants et certains d'entre vous vivent aux frais des taxes payés par leurs autres compatriotes.

5- Vous ne respectez pas l'héritage culturel et social marocain

Du Soda pour accompagner un plat Marocain? Des frites dans un Tajine? Des Merguez dans un couscous? Nous crions blasphème!
Une djellaba à 1000 couleurs portée pour aller au marché? Stop!
Important : Les habits traditionnels sont portés pendant certaines occasions et Nous Marocains allouons un important budget tous les 2 ans pour nous faire-faire sur mesure un magnifique Caftan ou une magnifique Djellaba, dont le beau tissu vient d'Inde ou de la Turquie. Nous allons plusieurs fois chez notre couturier pour les essayages. Tout cet effort parce qu'on est trop beaux dedans bien sûr mais aussi parce que nous respectons l'héritage marocain. Ce n'est pas un habit que nous allons acheter à 400 dirhams (40 euros) dans le souk du coin.

6- Tout le monde sait que ce sac, cette ceinture et cette casquette sont des contrefaçons

Louis Vuitton, Burberry ou Dolce & Gabbana sont ce qu'ils sont aujourd'hui grâce bien sûr à un gros de travail de Marketing mais surtout parce qu'ils fabriquent des produits beaux. Une belle finition, une belle soie, un beau velours, un  beau cachemire ou un beau cuir, qui parfois justifient leurs prix. Non, les gens n'achètent pas ces marques juste parce ce sont ces marques, ils les achètent parce qu'ils sont beaux. Donc vos sacs L&V en Polyester, c'est vraiment OUT. Pitié, arrêtez!

Bien sûr, il y en a ceux et celles dont on est très fiers. Comme Wiam Hajoubi, meilleure note au Bac en Italie, ou Myriam Bourhail, la jeune lycéenne française d’origine marocaine qui a obtenu la note spectaculaire de 21.03/20 au baccalauréat en France. 

Lettre ouverte aux Marocains Résidents à l'Étranger


Chers compatriotes,

Vous possédez peut être un passeport Marocain que vous n'utilisez pas, vos parents sont peut être tous les deux Marocains, vous savez peut être danser sur du Chaâbi, vous avez un ou 2 Caftans dans votre garde-robe, vous êtes nés en France, en Belgique ou en Hollande, mais vous vous dîtes Marocain ? Désolé de vous dire que vous ne l'êtes pas. En voici les raisons :

 

1- Vous ne parlez pas Arabe (ni berbère)

Le petit dialecte à petit vocabulaire que vous sortez pour parler à un commerçant, à votre grand-mère ou votre cousin -parce qu'ils ne comprennent pas votre langue européenne- n'est pas de l'Arabe. C'est un langage que parleraient des enfants de 2 ans entre eux.
Vous ne pouvez pas lire du Najib Mahfouz, Nizar Qabbani ou Taha Hussein.
Vous ne pouvez pas converser avec un Libanais, un Dubaïote ou un Soudanais. Vous ne pouvez pas parler de science, décrire un beau paysage ou être éloquent en Arabe. Cette belle langue riche en vocabulaire et poétique vous est inconnue.

2- Vous n'êtes pas Arabe


Non, vous êtes Berbère et Africain et peut être un peu Arabe. Vous avez plus de points en commun avec un Ivoirien qu'avec un Émirati. Vous saviez que nous avons presque les mêmes traditions de mariage? Non. Alors arrêtez de répandre les clichés.

3- Vous ne connaissez rien à l'Islam

D'abord parce que vous ne pouvez pas lire l'Arabe, langue du Coran, ensuite parce que la religion est plutôt un héritage culturel chez vous. Au meilleur des cas vous avez lu une traduction d'un texte très bien écrit en Arabe avec des passages parfois ouverts à l'interprétation, interprétés comme l'a souhaité le traducteur (avec toute bonne foi sûrement).
Vous ne savez pas que le Hijab (Voile) tel que connu aujourd'hui n'a jamais été cité dans le Coran et vous ne savez pas que la circoncision est une tradition (Sunna) abrahamique et qu'elle n'a jamais été citée dans le Coran.

4- Vous véhiculez une mauvaise image du Maroc

Vous êtes vulgaires, vous parlez forts dans les restaurants, les aires de repos et dans la rue. Vos voitures sont des boîtes de nuit ambulantes avec une musique de mauvais goût.
Vous êtes impolis et vous ne savez rien du savoir-vivre, de l'art de la table et de l'étiquette marocains.
Vous vous habillez mal et vos cheveux sont mal coiffés.
Vous ne faîtes pas de grandes études, vous ne pratiquez pas des métiers intéressants et certains d'entre vous vivent aux frais des taxes payés par leurs autres compatriotes.

5- Vous ne respectez pas l'héritage culturel et social marocain

Du Soda pour accompagner un plat Marocain? Des frites dans un Tajine? Des Merguez dans un couscous? Nous crions blasphème!
Une djellaba à 1000 couleurs portée pour aller au marché? Stop!
Important : Les habits traditionnels sont portés pendant certaines occasions et Nous Marocains allouons un important budget tous les 2 ans pour nous faire-faire sur mesure un magnifique Caftan ou une magnifique Djellaba, dont le beau tissu vient d'Inde ou de la Turquie. Nous allons plusieurs fois chez notre couturier pour les essayages. Tout cet effort parce qu'on est trop beaux dedans bien sûr mais aussi parce que nous respectons l'héritage marocain. Ce n'est pas un habit que nous allons acheter à 400 dirhams (40 euros) dans le souk du coin.

6- Tout le monde sait que ce sac, cette ceinture et cette casquette sont des contrefaçons

Louis Vuitton, Burberry ou Dolce & Gabbana sont ce qu'ils sont aujourd'hui grâce bien sûr à un gros de travail de Marketing mais surtout parce qu'ils fabriquent des produits beaux. Une belle finition, une belle soie, un beau velours, un  beau cachemire ou un beau cuir, qui parfois justifient leurs prix. Non, les gens n'achètent pas ces marques juste parce ce sont ces marques, ils les achètent parce qu'ils sont beaux. Donc vos sacs L&V en Polyester, c'est vraiment OUT. Pitié, arrêtez!

Bien sûr, il y en a ceux et celles dont on est très fiers. Comme Wiam Hajoubi, meilleure note au Bac en Italie, ou Myriam Bourhail, la jeune lycéenne française d’origine marocaine qui a obtenu la note spectaculaire de 21.03/20 au baccalauréat en France. 

SAR la princesse Lalla Meryem s'est offert un séjour de luxe sur la côte adriatique de Croatie, rapporte le quotidien Slobodna Dalmacija. 


Ce n'est pas la première fois que SAR la Princesse Lalla Meryem (52 ans) passe ses vacances en Croatie. Elle a déjà visité le pays en 2013 et en 2009.

(Source: croatiaweek.com)

Lalla Meryem passe ses vacances au bord d'un luxueux Yacht en Croatie


SAR la princesse Lalla Meryem s'est offert un séjour de luxe sur la côte adriatique de Croatie, rapporte le quotidien Slobodna Dalmacija. 


Ce n'est pas la première fois que SAR la Princesse Lalla Meryem (52 ans) passe ses vacances en Croatie. Elle a déjà visité le pays en 2013 et en 2009.

(Source: croatiaweek.com)

Elle s’appelle Wiam Hajoubi, réside en Italie avec sa famille depuis 10 ans et elle a obtenu cette année la meilleure note au bac dans toute l’Italie.


Véritable fierté pour ses parents comme pour tout le pays, la jeune Wiam pourrait cependant voir son parcours s’interrompre, faute de moyens pour s’inscrire dans une université italienne. «Mon rêve est de pouvoir poursuivre des études en interprétariat ou en communication», dit-elle.
Pour cela, Wiam a besoin de la somme de 80000 dirhams, un montant dont sa famille ne dispose pas, à quelques jours de la rentrée.


La saga des marocaines premières au Bac continue, une marocaine obtient la meilleure note au Bac en Italie (Vidéo)


Elle s’appelle Wiam Hajoubi, réside en Italie avec sa famille depuis 10 ans et elle a obtenu cette année la meilleure note au bac dans toute l’Italie.


Véritable fierté pour ses parents comme pour tout le pays, la jeune Wiam pourrait cependant voir son parcours s’interrompre, faute de moyens pour s’inscrire dans une université italienne. «Mon rêve est de pouvoir poursuivre des études en interprétariat ou en communication», dit-elle.
Pour cela, Wiam a besoin de la somme de 80000 dirhams, un montant dont sa famille ne dispose pas, à quelques jours de la rentrée.



Le consulat du royaume à Tripoli a été victime, ce mardi, de tirs croisés entre fractions rivales, selon des informations recueillies sur place. Aucune perte humaine n'est à déplorer, selon une source gouvernementale.
 
 
L'alerte a été donnée sur Facebook par une résidente marocaine en Libye: Le consulat du royaume a été victime d'une attaque menée par un groupe armé. Une source gouvernementale a confirmé les faits, tout en précisant qu'il n'y a pas de pertes humaines à déplorer. Selon des informations recueillies sur place, le consulat du royaume à Tripoli a été pris dans les tirs croisés entre fractions armées rivales. L'établissement a été effleuré par des impacts de missiles. Les échanges de tirs soutenus entre les fractions rivales continuaient toujours ce mardi soir. Ces tirs ont provoqué un incendie dans la zone limitrophe du consulat du Maroc.

A noter que le post de cette ressortissante marocaine en Libye sur Facebook évoque le fait que le consulat en question a connu l'intrusion, il y a deux jours, d'un groupe armé. "Des éléments sont passés par dessus le mur et ont ouvert les portes du consulat", peut-on lire dans ce message de détresse. Pour rappel, plusieurs représentations diplomatiques étrangères en Libye ont subi des attaques ces derniers mois. La plus meurtrière, on s'en rappelle, est celle qui s'est soldée par l'assassinat de l'ambassadeur américain en 2012.
 
(Source : Le360)

Urgent : Le consulat du Maroc en Libye attaqué


Le consulat du royaume à Tripoli a été victime, ce mardi, de tirs croisés entre fractions rivales, selon des informations recueillies sur place. Aucune perte humaine n'est à déplorer, selon une source gouvernementale.
 
 
L'alerte a été donnée sur Facebook par une résidente marocaine en Libye: Le consulat du royaume a été victime d'une attaque menée par un groupe armé. Une source gouvernementale a confirmé les faits, tout en précisant qu'il n'y a pas de pertes humaines à déplorer. Selon des informations recueillies sur place, le consulat du royaume à Tripoli a été pris dans les tirs croisés entre fractions armées rivales. L'établissement a été effleuré par des impacts de missiles. Les échanges de tirs soutenus entre les fractions rivales continuaient toujours ce mardi soir. Ces tirs ont provoqué un incendie dans la zone limitrophe du consulat du Maroc.

A noter que le post de cette ressortissante marocaine en Libye sur Facebook évoque le fait que le consulat en question a connu l'intrusion, il y a deux jours, d'un groupe armé. "Des éléments sont passés par dessus le mur et ont ouvert les portes du consulat", peut-on lire dans ce message de détresse. Pour rappel, plusieurs représentations diplomatiques étrangères en Libye ont subi des attaques ces derniers mois. La plus meurtrière, on s'en rappelle, est celle qui s'est soldée par l'assassinat de l'ambassadeur américain en 2012.
 
(Source : Le360)


Dans cette vidéo, la circoncision masculine est remise en question.
Malgré les différents avis d'experts sur les avantages et les inconvénients de la circoncision masculine, il est du devoir des musulmans de se poser quelques questions:

- Pourquoi le Coran n'a pas abordé la question de la circoncision (que nous considérons comme une Sunna abrahamique) ?, etc.


Première vidéo arabe qui remet en question la circoncision



Dans cette vidéo, la circoncision masculine est remise en question.
Malgré les différents avis d'experts sur les avantages et les inconvénients de la circoncision masculine, il est du devoir des musulmans de se poser quelques questions:

- Pourquoi le Coran n'a pas abordé la question de la circoncision (que nous considérons comme une Sunna abrahamique) ?, etc.



Il fut un temps où les Musulmans étaient un peuple très développé, dans plusieurs domaines. La science, l'art et la culture, etc. 


Dans cette vidéo, on revient sur les prouesse et l'avancée de la médecine et la science arabe entre le 8ème et 13ème siècle. Regardez :



La gloire des Musulmans que l'on n'enseigne pas à l'école


Il fut un temps où les Musulmans étaient un peuple très développé, dans plusieurs domaines. La science, l'art et la culture, etc. 


Dans cette vidéo, on revient sur les prouesse et l'avancée de la médecine et la science arabe entre le 8ème et 13ème siècle. Regardez :




La dénomination « voile islamique » suggère explicitement que le port du voile est une prescription de la religion musulmane, alors que, d’une part, il ne semble pas s’imposer dans toutes les communautés musulmanes, et que, d’autre part, il a existé et il existe encore dans des communautés non musulmanes. Le voile féminin a une longue histoire qui date de plusieurs millénaires avant l’Islam.


La première preuve textuelle du port du voile vient de la Mésopotamie, où le culte de la déesse Ishtar était associé avec la prostitution sacrée. Ishtar est représentée voilée. Dans un hymne, l’Exaltation d’Inanna (nom sumérien donné à Ishtar), écrit vers 2300 avant J.C. par le grand prêtre du dieu de la Lune à Ur, cette déesse est appelée hiérodule (prostituée sacrée) d’An, An étant le plus ancien dieu des Sumériens.

Le premier document légal qui mentionne les prostituées sacrées, ou hiérodules, est le Code d’Hammourabi, qui date de 1730 av. J.-C. Le code mentionne les fonctionnaires du culte. À Sumer, la hiérodule à la tête des servantes du culte, est appelée l’épouse ou la sœur du dieu. Elle avait sa maison attitrée et elle était protégée contre les atteintes aux mœurs de la même manière que les femmes mariées, en se couvrant d’un voile. Par la prostitution sacrée, la puissance de la fertilité de la déesse est transférée au roi. Celui-ci était regardé en Mésopotamie comme garant de la fertilité du pays et de son peuple, et en général de la prospérité et du bien-être du royaume. Chaque année au nouvel an, le souverain était tenu « d’épouser » l’une des prêtresses d’Inanna, afin d’assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles.

Chez les anciens sémites, ancêtres des Cananéens, des Phéniciens, des Hébreux et des Arabes, des milliers d’années avant l’Islam, on avait déjà imposé le voile aux femmes pour se couvrir les cheveux. En effet, les anciens sémites considéraient la chevelure de la femme comme le reflet de la toison du pubis.

Si le voile des courtisanes et des danseuses est attesté au Proche-Orient ancien, il est cependant principalement un attribut de l’épousée et, à certaines époques, de la femme mariée. La documentation du IIe millénaire av. J.-C. montre que dans les familles royales syriennes du xviie s. avant J.C, il est d’usage de poser un voile sur la tête de la « fiancée ». La même pratique est décrite à Emar (une cité mésopotamienne située sur la rive de l’Euphrate dans le nord-ouest de l’actuelle Syrie), dans le rituel d’installation de la grande prêtresse au temple de Ba’al, dieu phénicien, qui constitue symboliquement un mariage avec la divinité : la femme sort de chez elle et « on couvre sa tête comme une épousée avec une écharpe bariolée provenant de la maison de son père » (D. Arnaud, Recherches au pays d’Aštata Emar VI.3, no 369 l. 63-64).

Dans la seconde moitié du IIe millénaire, le voile devient, en Assyrie, un signe distinctif des femmes mariées et plus largement des femmes honorables. Le § 40 des Lois assyriennes décrit longuement les femmes qui peuvent se voiler en public (épouses, veuves, Assyriennes, filles de famille, concubines accompagnant leur maîtresse et prêtresses - qadištu mariées), et celles auxquelles ce privilège est interdit (célibataires, prostituées, esclaves). Le port du voile est un devoir pour les premières mais non une obligation : aucune sanction n’est prévue contre elles si elles sortent nu-tête ; au contraire, les secondes sont punies de peines corporelles (bastonnade, essorillement c’est-à-dire action de leur couper les oreilles) et humiliantes (effusion de poix sur la tête de la prostituée). La non dénonciation du port illicite du voile est passible de châtiments corporels semblables.

Le voile est ainsi, au moins dans les « statuts urbains » d’Assour, l’expression d’une discrimination juridique qui sert de base à un discours moralisant.


Le voile dans la tradition juive

La tradition du voile s’observe aussi dans la Bible, comme en témoigne l’histoire de Rebecca (Genèse 24), qui, mariée à distance à Isaac par un serviteur d’Abraham mandaté pour cela, se couvre de son voile dès qu’elle aperçoit son mari. La tradition juive a longtemps considéré qu’une femme devait se couvrir les cheveux en signe de modestie devant les hommes.

Selon Dr Menahem M. Brayer (Professeur de Littérature Biblique à l’Université Yeshiva de New York) dans son livre  »The Jewish woman in Rabbinic literature’‘, plusieurs siècles avant J.C., les femmes juives avaient pour habitude de sortir en public avec une couverture sur la tête et, souvent, ne laissaient paraître qu’un œil libre pour pouvoir marcher dans la rue. Il rapporte quelques citations d’anciens rabbins réputés, “ce n’est pas bien pour les filles d »Israël de sortir avec les têtes dévoilées” et “Maudit soit l’homme qui laisse les cheveux de son épouse être vus, une femme qui expose ses cheveux apporte la pauvreté.”

La loi rabbinique interdit la récitation de bénédictions ou les prières en présence d’une femme mariée tête nue ; car le dévoilement des cheveux de la femme est assimilé à la nudité. Aujourd’hui, la plupart des femmes juives pieuses ne se couvrent pas les cheveux, sauf dans la synagogue. Chez les intégristes juifs, comme la secte hassidique, les femmes continuent à se voiler les cheveux ou à porter une perruque pour cacher leurs cheveux.

Aujourd’hui, des femmes juives sont voilées à Tel-Aviv

La « frumka » est une tenue vestimentaire adoptée ou imposée à certaines femmes juives par des groupes ultra-orthodoxes regroupé sous le terme de « Haredim ». Elles ont l’obligation de porter un voile et un large manteau masquant tout leur corps et sont interdites de maquillage ainsi que de téléphone cellulaire… en public. Ceci afin de préserver le statut et le respect des femmes pour elles-mêmes en application des enseignements de la religion juive, qui appelle au respect de la moralité et à la décence….

Le voile dans la tradition chrétienne


Chez les chrétiens, c’est Saint Paul qui, le premier, a imposé le voile aux femmes. Dans l’épître aux Corinthiens, il écrit « Toute femme qui prie ou parle sous l’inspiration de Dieu sans voile sur la tête commet une faute comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu’elle se tonde ou plutôt qu’elle mette un voile, puisque c’est une faute pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou rasés…L’homme ne doit pas se voiler la tête, il est l’image et la gloire de Dieu mais la femme est la gloire de l’homme car ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. Voilà pourquoi la femme doit porter la marque de sa dépendance ».

Saint Tertullien, dans son traité réputé « Sur le fait de Voiler de Vierges », a écrit : “Jeunes femmes, vous portez vos voiles dans les rues, donc vous devriez les porter dans l’église, vous les portez quand vous êtes parmi les étrangers, portez- les aussi parmi vos frères”. Dans le droit canon de l’Église catholique aujourd’hui, il y a une loi qui exige des femmes de couvrir leurs têtes dans l’église. La raison pour le voile, pour les chefs de l’Église, est que “la couverture de la tête est un symbole de la soumission de la femme à l’homme et à Dieu” : la même logique présentée par Saint Paul dans le Nouveau Testament.

Certaines sectes chrétiennes, comme les Amish et les Mennonites, gardent leurs femmes voilées de nos jours.


Que dit le Coran sur le voile

« Que dit le Coran sur le voile ? Rien. Mais strictement rien. Nulle part, il n’est question de la tête de la femme. Le mot « cheveux » (sha’ar, شعر) n’y existe tout simplement pas. Dieu ne dit ni de les couvrir ni de les découvrir. Ce n’est pas Sa préoccupation principale, et Il ne fit pas descendre le Coran pour apprendre aux gens comment se vêtir. Le terme ash’âr, اشعار  pluriel de sha’ar, n’y intervient qu’une seule fois (XVI : 80) pour désigner le poil de certains animaux domestiques. Rien, donc, dans le Coran, ne dit aux femmes explicitement de se couvrir les cheveux« . Mohamed Talbi (*)

Rappelons ici que c’est le Calife Omar Ibn Al Khattab, qui avait imposé le port du voile à toutes les femmes musulmanes de son époque et en avait interdit le port aux esclaves. Ce Calife « bien guidé » faisait fouetter toutes les esclaves qui « osaient » arborer le voile ou se « permettaient » de se couvrir la tête. En agissant ainsi, ce calife ne fait donc qu’imposer une tradition non seulement païenne mais, en plus, anté islamique : c’était celle des Assyriens, datant de 2.000 ans avant l’Islam ! Il nous rappelle le Mollah Omar, grand chef des Talibans afghans de triste réputation.

Conclusions


La burqa, selon le spécialiste de l’Islam et politologue français Olivier Roy, est une invention récente du mouvement intégriste wahhabiste dans les pays du Golfe et au Pakistan. Le niqab et la burqa, , ces deux « linceuls pour femmes vivantes », n’ont jamais existé au Maghreb, jusqu’à une époque récente.

Niqab et burqa sont les archétypes de ce qu’il y a de pire honte imposée aux femmes.

En effet,

Quiconque accepte qu’un visage soit couvert nie l’humanité de l’autre.

Quiconque accepte de côtoyer un être vivant, entièrement recouvert, emballé comme un sac, intégralement masqué, et donc sans aucune identité visible, se fait, qu’il le veuille ou non, le collaborateur de cette vile et insupportable négation.

Qui, en effet, se cache depuis toujours le visage ?

Les bourreaux, et les égorgeurs accomplissant leurs crimes.
Les kamikazes islamistes qui se dissimulent dans la foule pour accomplir leur forfait ;
Les racistes du Ku Klux Klan.
Les esclaves perdus des tristes comédies sadomasochistes.
Les pénitents de rituels médiévaux,
Les voleurs, braqueurs, et autres hors-la-loi, pour qui l’anonymat est une seconde nature.
Sans parler des pédophiles et autres crapules sexuelles.

Il apparait donc clairement que :

Les premières apparitions du voile avaient pour but de cacher les prostituées aux yeux de la population, et de discriminer ainsi les prostituées des autres femmes. Les femmes « respectables » étaient celles qui n’étaient pas voilées.

Dans les traditions sémitiques et moyen orientales archaïques, bien avant l’apparition de l’Islam, le voile avait pour but de signifier l’appartenance et la soumission de la femme à l’homme : en premier lieu le mari (si elle est mariée), sinon son père, son frère, voire son oncle (si les autres sont décédés).
De tout temps et en tout lieu, les sectes intégristes de toutes les religions ont perpétué cette tradition archaïque.
Aujourd’hui, le voile a une signification politique et sectaire, il n’a rien à voir avec la religion musulmane. Il est assez incroyable que les pays réputés démocratiques, comme la France, autorisent le voile (burqa, hijab, …) et interdisent le port de la croix gammée.

Mustapha Kemal Ataturk, président de la Turquie de 1923 à 1938, avait trouvé la bonne astuce en faisant voter une loi qui contredit tout simplement celle des Assyriens, du calife Omar et du mollah Omar : « Avec effet immédiat, toutes les femmes turques ont le droit de se vêtir comme elles le désirent. Toutefois toutes les prostituées doivent porter la burqa. » Dès le lendemain, on ne voyait plus de burqa en Turquie.

Mais le monde musulman n’a pas tous les jours un Kemal Ataturk ou un Habib Bourguiba.

Aujourd’hui que la Turquie et la Tunisie, qui étaient socialement les pays les plus modernes du monde musulman, vivent sous des dictatures islamistes avec tout ce que cela comporte comme assassinats politiques et de procès d’inquisition, le monde musulman fait un formidable bond en arrière, encouragé en cela par un Occident obnubilé par l’odeur nauséabonde du gaz et du pétrole. Pour s’en convaincre, il n’y qu’à voir avec quel empressement les présidents américain ou français, toute honte bue, s’aplatissent devant les rois arabes, les pires despotes des temps modernes.

(*) Mohamed Talbi Agrégé d’arabe, docteur es-lettres, Spécialiste d’histoire médiévale et d’islamologie. Mohamed Talbi est un des membres fondateurs de l’Université de Tunis. ; Professeur honoraire, puis premier doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (1966-1970). ; Directeur des Cahiers de Tunisie (1969-1989), puis Président d’honneur. ; Membre de la Real Academia de la Historia (Madrid 1970). ; Directeur du dép. d’histoire au CERES (Tunis 1973- 1977). ; Membre associé du comité de Direction de l’Encyclopédie de l’Islam depuis 1978, ; Membre fondateur de I ‘Académie Tunisienne (Bayt-al-Hikma 1982), ; Président du Comité Culturel National (Tunisie 1983), ; Membre de I ‘Académie Universelle des Cultures (Paris 1994), ; Membre du Bureau du The Maghreb Review (Londres).

(Par Hannibal GENSERIC, Tunisiadaily.com)

Le voile ne serait ni arabe ni musulman


La dénomination « voile islamique » suggère explicitement que le port du voile est une prescription de la religion musulmane, alors que, d’une part, il ne semble pas s’imposer dans toutes les communautés musulmanes, et que, d’autre part, il a existé et il existe encore dans des communautés non musulmanes. Le voile féminin a une longue histoire qui date de plusieurs millénaires avant l’Islam.


La première preuve textuelle du port du voile vient de la Mésopotamie, où le culte de la déesse Ishtar était associé avec la prostitution sacrée. Ishtar est représentée voilée. Dans un hymne, l’Exaltation d’Inanna (nom sumérien donné à Ishtar), écrit vers 2300 avant J.C. par le grand prêtre du dieu de la Lune à Ur, cette déesse est appelée hiérodule (prostituée sacrée) d’An, An étant le plus ancien dieu des Sumériens.

Le premier document légal qui mentionne les prostituées sacrées, ou hiérodules, est le Code d’Hammourabi, qui date de 1730 av. J.-C. Le code mentionne les fonctionnaires du culte. À Sumer, la hiérodule à la tête des servantes du culte, est appelée l’épouse ou la sœur du dieu. Elle avait sa maison attitrée et elle était protégée contre les atteintes aux mœurs de la même manière que les femmes mariées, en se couvrant d’un voile. Par la prostitution sacrée, la puissance de la fertilité de la déesse est transférée au roi. Celui-ci était regardé en Mésopotamie comme garant de la fertilité du pays et de son peuple, et en général de la prospérité et du bien-être du royaume. Chaque année au nouvel an, le souverain était tenu « d’épouser » l’une des prêtresses d’Inanna, afin d’assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles.

Chez les anciens sémites, ancêtres des Cananéens, des Phéniciens, des Hébreux et des Arabes, des milliers d’années avant l’Islam, on avait déjà imposé le voile aux femmes pour se couvrir les cheveux. En effet, les anciens sémites considéraient la chevelure de la femme comme le reflet de la toison du pubis.

Si le voile des courtisanes et des danseuses est attesté au Proche-Orient ancien, il est cependant principalement un attribut de l’épousée et, à certaines époques, de la femme mariée. La documentation du IIe millénaire av. J.-C. montre que dans les familles royales syriennes du xviie s. avant J.C, il est d’usage de poser un voile sur la tête de la « fiancée ». La même pratique est décrite à Emar (une cité mésopotamienne située sur la rive de l’Euphrate dans le nord-ouest de l’actuelle Syrie), dans le rituel d’installation de la grande prêtresse au temple de Ba’al, dieu phénicien, qui constitue symboliquement un mariage avec la divinité : la femme sort de chez elle et « on couvre sa tête comme une épousée avec une écharpe bariolée provenant de la maison de son père » (D. Arnaud, Recherches au pays d’Aštata Emar VI.3, no 369 l. 63-64).

Dans la seconde moitié du IIe millénaire, le voile devient, en Assyrie, un signe distinctif des femmes mariées et plus largement des femmes honorables. Le § 40 des Lois assyriennes décrit longuement les femmes qui peuvent se voiler en public (épouses, veuves, Assyriennes, filles de famille, concubines accompagnant leur maîtresse et prêtresses - qadištu mariées), et celles auxquelles ce privilège est interdit (célibataires, prostituées, esclaves). Le port du voile est un devoir pour les premières mais non une obligation : aucune sanction n’est prévue contre elles si elles sortent nu-tête ; au contraire, les secondes sont punies de peines corporelles (bastonnade, essorillement c’est-à-dire action de leur couper les oreilles) et humiliantes (effusion de poix sur la tête de la prostituée). La non dénonciation du port illicite du voile est passible de châtiments corporels semblables.

Le voile est ainsi, au moins dans les « statuts urbains » d’Assour, l’expression d’une discrimination juridique qui sert de base à un discours moralisant.


Le voile dans la tradition juive

La tradition du voile s’observe aussi dans la Bible, comme en témoigne l’histoire de Rebecca (Genèse 24), qui, mariée à distance à Isaac par un serviteur d’Abraham mandaté pour cela, se couvre de son voile dès qu’elle aperçoit son mari. La tradition juive a longtemps considéré qu’une femme devait se couvrir les cheveux en signe de modestie devant les hommes.

Selon Dr Menahem M. Brayer (Professeur de Littérature Biblique à l’Université Yeshiva de New York) dans son livre  »The Jewish woman in Rabbinic literature’‘, plusieurs siècles avant J.C., les femmes juives avaient pour habitude de sortir en public avec une couverture sur la tête et, souvent, ne laissaient paraître qu’un œil libre pour pouvoir marcher dans la rue. Il rapporte quelques citations d’anciens rabbins réputés, “ce n’est pas bien pour les filles d »Israël de sortir avec les têtes dévoilées” et “Maudit soit l’homme qui laisse les cheveux de son épouse être vus, une femme qui expose ses cheveux apporte la pauvreté.”

La loi rabbinique interdit la récitation de bénédictions ou les prières en présence d’une femme mariée tête nue ; car le dévoilement des cheveux de la femme est assimilé à la nudité. Aujourd’hui, la plupart des femmes juives pieuses ne se couvrent pas les cheveux, sauf dans la synagogue. Chez les intégristes juifs, comme la secte hassidique, les femmes continuent à se voiler les cheveux ou à porter une perruque pour cacher leurs cheveux.

Aujourd’hui, des femmes juives sont voilées à Tel-Aviv

La « frumka » est une tenue vestimentaire adoptée ou imposée à certaines femmes juives par des groupes ultra-orthodoxes regroupé sous le terme de « Haredim ». Elles ont l’obligation de porter un voile et un large manteau masquant tout leur corps et sont interdites de maquillage ainsi que de téléphone cellulaire… en public. Ceci afin de préserver le statut et le respect des femmes pour elles-mêmes en application des enseignements de la religion juive, qui appelle au respect de la moralité et à la décence….

Le voile dans la tradition chrétienne


Chez les chrétiens, c’est Saint Paul qui, le premier, a imposé le voile aux femmes. Dans l’épître aux Corinthiens, il écrit « Toute femme qui prie ou parle sous l’inspiration de Dieu sans voile sur la tête commet une faute comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu’elle se tonde ou plutôt qu’elle mette un voile, puisque c’est une faute pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou rasés…L’homme ne doit pas se voiler la tête, il est l’image et la gloire de Dieu mais la femme est la gloire de l’homme car ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. Voilà pourquoi la femme doit porter la marque de sa dépendance ».

Saint Tertullien, dans son traité réputé « Sur le fait de Voiler de Vierges », a écrit : “Jeunes femmes, vous portez vos voiles dans les rues, donc vous devriez les porter dans l’église, vous les portez quand vous êtes parmi les étrangers, portez- les aussi parmi vos frères”. Dans le droit canon de l’Église catholique aujourd’hui, il y a une loi qui exige des femmes de couvrir leurs têtes dans l’église. La raison pour le voile, pour les chefs de l’Église, est que “la couverture de la tête est un symbole de la soumission de la femme à l’homme et à Dieu” : la même logique présentée par Saint Paul dans le Nouveau Testament.

Certaines sectes chrétiennes, comme les Amish et les Mennonites, gardent leurs femmes voilées de nos jours.


Que dit le Coran sur le voile

« Que dit le Coran sur le voile ? Rien. Mais strictement rien. Nulle part, il n’est question de la tête de la femme. Le mot « cheveux » (sha’ar, شعر) n’y existe tout simplement pas. Dieu ne dit ni de les couvrir ni de les découvrir. Ce n’est pas Sa préoccupation principale, et Il ne fit pas descendre le Coran pour apprendre aux gens comment se vêtir. Le terme ash’âr, اشعار  pluriel de sha’ar, n’y intervient qu’une seule fois (XVI : 80) pour désigner le poil de certains animaux domestiques. Rien, donc, dans le Coran, ne dit aux femmes explicitement de se couvrir les cheveux« . Mohamed Talbi (*)

Rappelons ici que c’est le Calife Omar Ibn Al Khattab, qui avait imposé le port du voile à toutes les femmes musulmanes de son époque et en avait interdit le port aux esclaves. Ce Calife « bien guidé » faisait fouetter toutes les esclaves qui « osaient » arborer le voile ou se « permettaient » de se couvrir la tête. En agissant ainsi, ce calife ne fait donc qu’imposer une tradition non seulement païenne mais, en plus, anté islamique : c’était celle des Assyriens, datant de 2.000 ans avant l’Islam ! Il nous rappelle le Mollah Omar, grand chef des Talibans afghans de triste réputation.

Conclusions


La burqa, selon le spécialiste de l’Islam et politologue français Olivier Roy, est une invention récente du mouvement intégriste wahhabiste dans les pays du Golfe et au Pakistan. Le niqab et la burqa, , ces deux « linceuls pour femmes vivantes », n’ont jamais existé au Maghreb, jusqu’à une époque récente.

Niqab et burqa sont les archétypes de ce qu’il y a de pire honte imposée aux femmes.

En effet,

Quiconque accepte qu’un visage soit couvert nie l’humanité de l’autre.

Quiconque accepte de côtoyer un être vivant, entièrement recouvert, emballé comme un sac, intégralement masqué, et donc sans aucune identité visible, se fait, qu’il le veuille ou non, le collaborateur de cette vile et insupportable négation.

Qui, en effet, se cache depuis toujours le visage ?

Les bourreaux, et les égorgeurs accomplissant leurs crimes.
Les kamikazes islamistes qui se dissimulent dans la foule pour accomplir leur forfait ;
Les racistes du Ku Klux Klan.
Les esclaves perdus des tristes comédies sadomasochistes.
Les pénitents de rituels médiévaux,
Les voleurs, braqueurs, et autres hors-la-loi, pour qui l’anonymat est une seconde nature.
Sans parler des pédophiles et autres crapules sexuelles.

Il apparait donc clairement que :

Les premières apparitions du voile avaient pour but de cacher les prostituées aux yeux de la population, et de discriminer ainsi les prostituées des autres femmes. Les femmes « respectables » étaient celles qui n’étaient pas voilées.

Dans les traditions sémitiques et moyen orientales archaïques, bien avant l’apparition de l’Islam, le voile avait pour but de signifier l’appartenance et la soumission de la femme à l’homme : en premier lieu le mari (si elle est mariée), sinon son père, son frère, voire son oncle (si les autres sont décédés).
De tout temps et en tout lieu, les sectes intégristes de toutes les religions ont perpétué cette tradition archaïque.
Aujourd’hui, le voile a une signification politique et sectaire, il n’a rien à voir avec la religion musulmane. Il est assez incroyable que les pays réputés démocratiques, comme la France, autorisent le voile (burqa, hijab, …) et interdisent le port de la croix gammée.

Mustapha Kemal Ataturk, président de la Turquie de 1923 à 1938, avait trouvé la bonne astuce en faisant voter une loi qui contredit tout simplement celle des Assyriens, du calife Omar et du mollah Omar : « Avec effet immédiat, toutes les femmes turques ont le droit de se vêtir comme elles le désirent. Toutefois toutes les prostituées doivent porter la burqa. » Dès le lendemain, on ne voyait plus de burqa en Turquie.

Mais le monde musulman n’a pas tous les jours un Kemal Ataturk ou un Habib Bourguiba.

Aujourd’hui que la Turquie et la Tunisie, qui étaient socialement les pays les plus modernes du monde musulman, vivent sous des dictatures islamistes avec tout ce que cela comporte comme assassinats politiques et de procès d’inquisition, le monde musulman fait un formidable bond en arrière, encouragé en cela par un Occident obnubilé par l’odeur nauséabonde du gaz et du pétrole. Pour s’en convaincre, il n’y qu’à voir avec quel empressement les présidents américain ou français, toute honte bue, s’aplatissent devant les rois arabes, les pires despotes des temps modernes.

(*) Mohamed Talbi Agrégé d’arabe, docteur es-lettres, Spécialiste d’histoire médiévale et d’islamologie. Mohamed Talbi est un des membres fondateurs de l’Université de Tunis. ; Professeur honoraire, puis premier doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (1966-1970). ; Directeur des Cahiers de Tunisie (1969-1989), puis Président d’honneur. ; Membre de la Real Academia de la Historia (Madrid 1970). ; Directeur du dép. d’histoire au CERES (Tunis 1973- 1977). ; Membre associé du comité de Direction de l’Encyclopédie de l’Islam depuis 1978, ; Membre fondateur de I ‘Académie Tunisienne (Bayt-al-Hikma 1982), ; Président du Comité Culturel National (Tunisie 1983), ; Membre de I ‘Académie Universelle des Cultures (Paris 1994), ; Membre du Bureau du The Maghreb Review (Londres).

(Par Hannibal GENSERIC, Tunisiadaily.com)

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